Le pardon permet aux personnes qui ont été condamnées pour une infraction criminelle, mais qui ont purgé leur peine en totalité et démontré qu'elles agissent dans le respect de la loi, d'avoir leurs dossiers criminels gardés à part des autres dossiers judiciaires. La Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) peut, en vertu de la Loi sur le casier judiciaire (LCJ), octroyer, refuser ou révoquer des pardons touchant des condamnations au regard de lois ou de règlements fédéraux du Canada.
Tous les renseignements sur les condamnations seront retirés du système informatique du Centre d'information de la police canadienne (CIPC) et aucun renseignement sur les condamnations ne peut être communiqué sans l'autorisation du ministre de la Sécurité publique Canada. La LCJ s'applique uniquement aux dossiers conservés au sein de l'administration fédérale. Toutefois, beaucoup d'organismes provinciaux ou municipaux chargés d'exécuter la loi collaborent en restreignant l'accès à leurs dossiers une fois qu'ils sont avisés qu'un pardon a été octroyé ou délivré.
La Loi canadienne sur les droits de la personne interdit toute discrimination envers les personnes qui ont obtenu un pardon, qu'il s'agisse de la prestation de services à ces personnes ou de leur admissibilité à un emploi dans un organisme fédéral. La LCJ stipule qu'aucun formulaire de demande d'emploi utilisé au sein de la fonction publique fédérale ne peut renfermer des questions qui obligeraient un réhabilité à révéler une condamnation visée par un pardon. Cela s'applique également aux sociétés de la Couronne, les Forces canadiennes ou toute entreprise relevant du gouvernement fédéral.
Une personne peut présenter une demande de pardon si elle a été condamnée pour une infraction à une loi fédérale du Canada ou à ses règlements, même si elle n'est pas citoyenne canadienne ou résidante du Canada. Une personne peut également présenter une demande si elle a été condamnée à l'étranger puis transférée au Canada en vertu de la Loi sur le transfèrement des délinquants.
Pour pouvoir présenter une demande, la personne doit 1) avoir purgé toutes ses peines et 2) avoir attendu une certaine période après avoir purgé toutes ses peines.
Non. Il n'est pas nécessaire de faire une demande de pardon si son casier judiciaire comprend seulement des absolutions inconditionnelles ou sous condition. Les renseignements sur les absolutions inconditionnelles ou sous condition ordonnées par la cour, le 24 juillet 1992 ou après, seront automatiquement retirés un an (dans le cas d'une absolution inconditionnelle) ou trois ans (dans le cas d'une absolution sous condition) après la décision de la cour. Pour faire retirer du système du CIPC les renseignements à l'égard des absolutions qui ont été ordonnées avant le 24 juillet 1992, il faut communiquer avec la GRC à l'adresse suivante :
Services de pardon et d'épuration
Services d'information et d'identité judiciaires
Gendarmerie royale du Canada
B.P. 8885
Ottawa (Ontario) K1G 3M8
(613) 998-6158
http://www.rcmp-grc.gc.ca/crimrec/pandp_f.htm
Oui. Par exemple, si la CNLC conclue qu'une personne n'est pas de bonne conduite. Toutefois, une personne peut présenter une nouvelle demande après un an.
Oui. La CNLC peut révoquer le pardon si :
Dans ces circonstances, les dossiers sur les infractions que le pardon visait sont à nouveau classés avec les autres dossiers sur les condamnations.
Oui. Si la personne qui détient un pardon est ultérieurement condamnée pour :
Dans ces circonstances, les dossiers sur les infractions que le pardon visait sont à nouveau classés avec les autres dossiers sur les condamnations.
Il faut se procurer un Guide de demande de pardon. Le Guide expliquera comment obtenir les documents exigés, tels que le casier judiciaire, une vérification des dossiers de la police locale, et d'autres renseignements pertinents. Pour faire une demande de pardon, il n'est pas nécessaire de faire appel à un avocat ou à un autre représentant. Pour obtenir de l'aide, toute personne peut composer le numéro sans frais 1-800-874-2652.
Vous n'avez pas besoin de vous adresser à un avocat ou à un représentant pour faire une demande de pardon. Le Guide de demande de pardon renferme des instructions étape par étape ainsi que le formulaire à remplir. La Commission accorde la même attention à toutes les demandes de pardon reçues, qu'elles soient soumises par un particulier ou un représentant d'un organisme privé. Le fait que la demande soit présentée par l'entremise d'un organisme ou d'un avocat n'a aucune incidence sur la délivrance du pardon. La Commission n'est associée à aucun organisme de pardon.
Les demandeurs qui aimeraient obtenir de plus amples renseignements ou de l'aide supplémentaire sont invités à composer sans frais le 1-800-874-2652.