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Rapport de Surveillance du Rendement 2008-2009

5. MISE EN LIBERTÉ SOUS CONDITION

Le secteur d'activité Mise en liberté sous condition est, de loin, le plus important de la Commission nationale des libérations conditionnelles. Il comprend notamment l'examen des dossiers des délinquants et la prise de décisions judicieuses concernant leur mise en liberté sous condition; la prestation de formation poussée sur l'évaluation du risque de récidive afin d'aider les membres de la Commission à rendre de bonnes décisions; la coordination de l'exécution du programme dans l'ensemble de la Commission et en collaboration avec le Service correctionnel du Canada et d'autres partenaires clés; la communication de renseignements aux victimes et à d'autres intéressés dans la collectivité.

La majeure partie de l'information contenue dans le présent rapport est exposée sous forme de tableaux montrant les données sur une période de cinq ans. Dans chaque section, l'information est présentée, autant que possible, aux niveaux national et régional et selon la race des délinquants ou leur identité d'Autochtone, leur sexe et le type d'infraction qu'ils ont commise.

Il convient de noter que certaines des données incluses peuvent être différentes de ce qu'elles étaient dans les rapports des années antérieures. C'est parce que le Système de gestion des délinquant(e)s (SGD) et le Système de gestion de l'information en matière de mise en liberté sous condition (SGILC) sont sans cesse mis à jour et perfectionnés.

Signalons également, au sujet des pourcentages figurant dans les tableaux, que les totaux n'égalent pas toujours 100 étant donné que les nombres ont été arrondis.

5.1 CONTEXTE DE L'EXÉCUTION DU PROGRAMME

Évolution de la population de délinquants

Par souci d'uniformité, la Commission nationale des libérations conditionnelles et le Service correctionnel du Canada ont convenu de se fonder sur les définitions suivantes lorsqu'ils présentent de l'information sur la population de délinquants :

  • Sont inclus dans les délinquants en détention : les délinquants purgeant une peine de ressort fédéral dans des pénitenciers ou des établissements provinciaux, les délinquants gardés dans des centres correctionnels communautaires à titre de détenus (et non de délinquants en liberté sous condition) et les délinquants temporairement absents de l'établissement en vertu du régime de permissions de sortir ou du programme de placement à l'extérieur.
  • Sont comptés parmi les délinquants en liberté sous condition  : les délinquants sous responsabilité fédérale bénéficiant d'une semi-liberté, d'une liberté conditionnelle totale ou d'une liberté d'office, ou visés par une ordonnance de surveillance de longue durée (délinquants à contrôler), y compris les délinquants mis en liberté conditionnelle pour expulsion et les délinquants en détention temporaire, qu'ils soient incarcérés dans un pénitencier ou une prison provinciale.

Ne sont pas compris dans la population de délinquants : les évadés, les délinquants en liberté sous caution et les délinquants qui devraient être sous surveillance mais qui sont illégalement en liberté. Dans le présent rapport, le nombre de délinquants non inclus dans les chiffres ayant trait à la dernière année est indiqué s'il y a lieu.

Tableau 5 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE
Année En détention En liberté sous condition Total
N bre  % N bre  % N bre Variation en %
1990-1991 11 964 59,2 8 248 40,8 20 212 ---
1991-1992 12 719 59,9 8 532 40,1 21 251 5,1
1992-1993 12 877 59,5 8 749 40,5 21 626 1,8
1993-1994 13 560 60,3 8 919 39,7 22 479 3,9
1994-1995 14,262 62,8 8,465 37,2 22,727 1,1
1995-1996 14 183 62,9 8 367 37,1 22 550 -0,8
1996-1997 14 137 63,4 8 163 36,6 22 300 -1,1
1997-1998 13 399 61,0 8 583 39,0 21 982 -1,4
1998-1999 13 081 59,2 9 016 40,8 22 097 0,5
1999-2000 12 800 58,4 9 135 41,6 21 935 -0,7
2000-2001 12 794 58,9 8 911 41,1 21 705 -1,0
2001-2002 12 662 59,6 8 589 40,4 21 251 -2,1
2002-2003 12 654 60,2 8 371 39,8 21 025 -1,1
2003-2004 12 413 59,8 8 339 40,2 20 752 -1,3
2004-2005 12 623 60,6 8 218 39,4 20 841 0,4
2005-2006 12 671 60,2 8 365 39,8 21 036 0,9
2006-2007 13 171 60,9 8 449 39,1 21 620 2,8
2007-2008 13 582 61,7 8 434 38,3 22 016 1,8
2008-2009 13 289 60,4 8 716 39,6 22 005 0,0

* Inclut les délinquants visés par une ordonnance de surveillance de longue durée – 6 en 2000-2001, 20 en 2001-2002, 34 en 2002-2003, 61 en 2003-2004, 93 en 2004-2005, 120 en 2005-2006, 169 en 2006-2007, 209 en 2007-2008 et 253 en 2008-2009. Non compris (au 12 avril 2009) : 130 évadés, 72 délinquants en liberté sous caution et 545 délinquants illégalement en liberté.

Au cours des 18 dernières années, la population de délinquants sous responsabilité fédérale a d'abord été en hausse constante, puis en baisse continue, et elle s'est remise à croître il y a quelques années, quoiqu'elle soit restée stable en 2008-2009.

Le nombre d'admissions faisant suite à la délivrance d'un mandat de dépôt varie depuis 1994-1995. Il a été en baisse entre 1999-2000 et 2003-2004 (si l'on excepte la faible hausse enregistrée en 2002-2003). Il a augmenté entre 2004-2005 et 2006-2007, puis a subi une légère diminution au cours de chacune des deux dernières années, de sorte qu'il se chiffrait à 4 825 en 2008-2009. Le nombre de délinquants qui sont arrivés à la date d'expiration de leur mandat a fluctué dans les cinq dernières années; il s'élevait à 5 118 en 2008-2009. Récemment, le nombre d'expirations de mandat avait été inférieur à celui des admissions résultant d'un mandat de dépôt, de sorte que la population totale de délinquants sous responsabilité fédérale s'était accrue durant chacune des quatre années précédant 2008-2009. Elle est toutefois restée stable l'an dernier puisque le nombre d' admissions découlant d'un mandat de dépôt a diminué alors que le nombre d'expirations de mandat a connu une hausse.

En règle générale, la population de délinquants sous responsabilité fédérale évolue en fonction du taux de criminalité et de l'Indice de gravité de la criminalité au Canada, l'effet de ces derniers se faisant sentir deux ans plus tard, une fois que les causes des délinquants ont été instruites par les tribunaux. Vu la baisse du taux de criminalité et de l'Indice de gravité de la criminalité durant les dernières années, on prévoyait que la population allait se stabiliser ou diminuer un peu en 2008-2009; effectivement, elle n'a guère changé, se chiffrant à 22 005.

Tableau 6 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE, par RÉGION
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre
2004-2005 2 001 9,6 % 5 296 25,4 % 5 698 27,3 % 4 788 23,0 % 3 058 14,7 % 20 841
2005-2006 2 059 9,8 % 5 244 24,9 % 5 730 27,2 % 4 935 23,5 % 3 068 14,6 % 21 036
2006-2007 2 149 9,9 % 5 245 24,3 % 5 818 26,9 % 5 214 24,1 % 3 194 14,8 % 21 620
2007-2008 2 227 10,1 % 5 256 23,9 % 5 969 27,1 % 5 284 24,0 % 3 280 14,9 % 22 016
2008-2009 2 177 9,9 % 5 276 24,0 % 6 007 27,3 % 5 332 24,2 % 3 213 14,6 % 22 005

Le Québec est la seule région où la population de délinquants sous responsabilité fédérale est restée stable ( ↓ 20) entre 2004-2005 et 2008-2009, se chiffrant à 5 276. Dans toutes les autres régions on observe une hausse depuis 2004-2005, la plus forte s'étant produite dans celle des Prairies  ( ↑ 11,4 %); viennent ensuite les régions de l'Atlantique ( ↑ 8,8 %), de l'Ontario ( ↑ 5,4 %) et du Pacifique ( ↑ 5,1 %).

Au Québec, entre 2004-2005 et 2008-2009, le nombre de délinquants dont le mandat s'est terminé a été supérieur de 62 au nombre d'admissions faisant suite à la délivrance d'un mandat de dépôt. Ailleurs, durant la même période, le nombre d'admissions découlant d'un mandat de dépôt a dépassé le nombre de délinquants ayant atteint la fin de leur mandat; l'écart entre les deux nombres a été de 538 dans la région des Prairies, de 356 en Ontario, de 235 dans la région de l'Atlantique et de 185 dans celle du Pacifique.

Tableau 7 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en DÉTENTION, par RÉGION
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre
2004-2005 1 236 9,8 3 194 25,3 3 393 26,9 2 939 23,3 1 861 14,7 12 623
2005-2006 1 276 10,1 3 087 24,4 3 440 27,1 3 080 24,3 1 788 14,1 12 671
2006-2007 1 371 10,4 3 077 23,4 3 511 26,7 3 354 25,5 1 858 14,1 13 171
2007-2008 1 361 10,0 3 248 23,9 3 671 27,0 3 367 24,8 1 935 14,2 13 582
2008-2009 1 335 10,0 3 091 23,3 3 673 27,6 3 329 25,1 1 861 14,0 13 289

Non compris (au 12 avril 2009) : les évadés (2 dans la région de l'Atlantique, 28 au Québec, 51 en Ontario, 17 dans la région des Prairies et 32 dans celle du Pacifique) et les délinquants en liberté sous caution (1 dans la région de l'Atlantique, 11 au Québec, 40 en Ontario, 7 dans la région des Prairies et 13 dans celle du Pacifique).

La population carcérale sous responsabilité fédérale a diminué dans toutes les régions entre 2007-2008 et 2008-2009, sauf en Ontario où elle est demeurée stable ( ↑ 2), s'élevant à 3 673. La plus forte baisse a été enregistrée au Québec ( ↓ 4,8 %), où l'on dénombrait 3 091 détenus; on observe une diminution de 3,8 % dans la région du Pacifique (population de 1 861 détenus), de 1,9 % dans celle de l'Atlantique (1 335 détenus) et de 1,1 % dans celle des Prairies (3 329 détenus).

Tableau 8 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en DÉTENTION – AUTOCHTONES et RACE
Année Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre
2004-2005 2 296 18,2 280 2,2 792 6,3 8 815 69,8 440 3,5 12 623
2005-2006 2 373 18,7 300 2,4 809 6,4 8 702 68,7 487 3,8 12 671
2006-2007 2 580 19,6 320 2,4 889 6,7 8 848 67,2 534 4,1 13 171
2007-2008 2 657 19,6 363 2,7 991 7,3 8 937 65,8 634 4,7 13 582
2008-2009 2 618 19,7 354 2,7 1 060 8,0 8 607 64,8 650 4,9 13 289

Parmi les populations de détenus autochtones, asiatiques, de race noire et de race blanche sous responsabilité fédérale, la population de race noire est la seule à avoir connu une augmentation ( ↑ 7 %), laquelle l'a fait passer à 1 060. Dans tous les autres groupes on a assisté à une diminution, les Blancs ayant subi la plus importante ( ↓ 3,7 %), suivis des Asiatiques ( ↓ 2,5 %) et des Autochtones ( ↓ 1,5 %).

Lorsqu'on compare ces données à celles du Recensement de 2006, on constate que les Autochtones et les Noirs continuent d'être les seuls groupes qui forment une proportion anormalement élevée de la population carcérale sous responsabilité fédérale compte tenu de leur proportion par rapport à la population totale du Canada (Autochtones – 19,7 % comparativement à 3,8 %; Noirs – 8 % contre 2,5 %).

Tableau 9 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en DÉTENTION, selon le SEXE
Année Hommes Femmes Canada
N bre  % N bre  % N bre
2004-2005 12 255 97,1 368 2,9 12 623
2005-2006 12 263 96,8 408 3,2 12 671
2006-2007 12 695 96,4 476 3,6 13 171
2007-2008 13 087 96,4 495 3,6 13 582
2008-2009 12 789 96,2 500 3,8 13 289

La population de délinquantes sous responsabilité fédérale en détention s'est accrue de 1 % ( ↑ 5) en 2008-2009, ce qui a fait passer à 3,8 % la proportion qu'elle représente par rapport à l'ensemble de la population de détenus. C'est le plus grand nombre de femmes incarcérées des 15 dernières années. Inversement, la population de détenus du sexe masculin a diminué de 2,3 %.

Tableau 10 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en LIBERTÉ sous CONDITION
Année En semi-liberté En liberté conditionnelle totale En liberté d'office Surveillance de
longue durée
Total
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre
1991-1992 1 780 20.9 4 512 52,9 2 240 26,3     8 532
1992-1993 1 785 20,4 4 878 55,8 2 086 23,8     8 749
1993-1994 1 431 16,0 5 472 61,4 2 016 22,6     8 919
1994-1995 1 263 14,9 5 063 59,8 2 139 25,3     8 465
1995-1996 1 101 13,2 4 804 57,4 2 462 29,4     8 367
1996-1997 959 11,7 4 588 56,2 2 616 32,0     8 163
1997-1998 1 374 16,0 4 504 52,5 2 705 31,5     8 583
1998-1999 1 562 17,3 4 755 52,7 2 699 29,9     9 016
1999-2000 1 471 16,1 4 918 53,8 2 746 30,1     9 135
2000-2001 1 319 14,8 4 807 53,9 2 779 31,2 6 0,1 8 911
2001-2002 1 234 14,4 4 502 52,4 2 833 33,0 20 0.2 8 589
2002-2003 1 201 14,3 4 258 50,9 2 878 34,4 34 0,4 8 371
2003-2004 1 215 14,6 4 162 49,9 2 901 34,8 61 0,7 8 339
2004-2005 1 160 14,1 4 043 49,2 2 922 35,6 93 1,1 8 218
2005-2006 1 281 15,3 4 038 48,3 2 926 35,0 120 1,4 8 365
2006-2007 1 245 14,7 3 997 47,3 3 038 36,0 169 2,0 8 449
2007-2008 1 240 14,7 3 969 47,1 3 016 35,8 209 2,5 8 434
2008-2009 1 145 13,1 4 007 46,0 3 311 38,0 253 2,9 8 716

NOTA : Non compris (au 12 avril 2009) parce qu'illégalement en liberté : 95 délinquants en SL (7,7 % des délinquants en SL), 159 délinquants en LCT (3,8 % des délinquants en LCT), 288 libérés d'office (8 % des délinquants en LO) et 3 délinquants soumis à une SLD (1,2 % des délinquants soumis à une SLD).

DÉFINITION : La population de délinquants en liberté sous condition comprend les délinquants sous responsabilité fédérale qui sont en semi-liberté, en liberté conditionnelle totale ou en liberté d'office ou visés par une ordonnance de surveillance de longue durée, ce qui inclut les délinquants mis en liberté conditionnelle pour expulsion et les délinquants en détention temporaire, qu'ils soient incarcérés dans un pénitencier ou une prison provinciale.

En 2008-2009, le nombre de délinquants sous responsabilité fédérale en semi-liberté a baissé de 7,7 %  ( ↓ 95), de sorte qu'il se chiffrait à 1 145. Par contre, le nombre de libérés d'office et celui des délinquants en liberté conditionnelle totale ont augmenté, le premier de 9,8 % ( ↑ 295) et le second de 1 % ( ↑ 38), ce qui les a fait monter respectivement à 3 311 et à 4 007. Le nombre de délinquants visés par une ordonnance de surveillance de longue durée a également connu une hausse, pour la neuvième année d'affilée; elle était de 21,1 %  ( ↑ 44).

Généralement, la taille de la population de délinquants sous responsabilité fédérale en semi-liberté et, à un degré moindre, celle de la population de délinquants en liberté conditionnelle totale suivent la même courbe que le nombre d'admissions découlant de la délivrance d'un mandat de dépôt, mais environ un an plus tard. Vu que ce nombre a diminué un peu en 2007-2008, on se serait attendu à ce que les deux populations en question subissent une baisse en 2008-2009. Ce fut effectivement le cas pour la population de délinquants en semi-liberté, mais on a observé une légère hausse du nombre de délinquants en liberté conditionnelle totale. Si ce nombre n'a pas diminué, c'est parce qu'il y a eu davantage de décisions rendues concernant la libération conditionnelle totale en 2008-2009 ( ↑ 1,9 %), soit 3 714, et que le taux d'octroi de cette forme de mise en liberté est monté de 1,1 %, à 44,1 %.

La croissance continue, au cours des 15 dernières années, de la population de délinquants en liberté d'office est partiellement due à l'augmentation du nombre de délinquants qui renoncent à tous leurs examens de libération conditionnelle totale ou qui retirent toutes leurs demandes de libération conditionnelle. Depuis 1998-1999, le nombre de renonciations ou de retraits de demande a connu une hausse de 39,7 %, et la population de libérés d'office s'est accrue de 22,7 %.

Le nombre de délinquants soumis à une surveillance de longue durée est passé de 6 à 253 entre 2000-2001 et 2008-2009. On s'attend à ce qu'il continue d'augmenter dans les prochaines années puisqu'il y a actuellement 262 délinquants sous responsabilité fédérale qui seront assujettis à une ordonnance de surveillance de longue durée lorsque arrivera la date d'expiration de leur mandat.

Tableau 11 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en LIBERTÉ sous CONDITION, par RÉGION
Année   Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
2004-2005 Semi-liberté 116 257 300 286 201 1 160
Lib. cond. totale 406 1 070 1 155 812 600 4 043
Liberté d'office 233 746 824 735 384 2 922
Surveillance de longue durée 10 29 26 16 12 93
Total 765 2 102 2 305 1 849 1 197 8 218
2005-2006 Semi-liberté 124 303 306 302 246 1 281
Lib. cond. totale 406 1 090 1 102 807 633 4 038
Liberté d'office 242 731 847 721 385 2 926
Surveillance de longue durée 11 33 35 25 16 120
Total 783 2 157 2 290 1 855 1 280 8 365
2006-2007 Semi-liberté 99 270 311 299 266 1 245
Lib. cond. totale 393 1 067 1 113 800 624 3 997
Liberté d'office 274 790 832 727 415 3 038
Surveillance de longue durée 12 41 51 34 31 169
Total 778 2 168 2 307 1 860 1 336 8 449
2007-2008 Semi-liberté 136 267 302 294 241 1 240
Lib. cond. totale 403 997 1 097 826 646 3 969
Liberté d'office 314 684 835 764 419 3 016
Surveillance de longue durée 13 60 64 33 39 209
Total 866 2 008 2 298 1 917 1 345 8 434
2008-2009 Semi-liberté 112 277 280 254 222 1 145
Lib. cond. totale 387 1 029 1 113 834 644 4 007
Liberté d'office 329 805 864 870 443 3 311
Surveillance de longue durée 14 74 77 45 43 253
Total 842 2 185 2 334 2 003 1 352 8 716

Non compris (au 12 avril 2009) parce qu'illégalement en liberté : 38 délinquants dans la région de l'Atlantique, 147 au Québec, 132 en Ontario, 133 dans la région des Prairies et 95 dans celle du Pacifique.

La population de délinquants sous responsabilité fédérale en liberté sous condition a augmenté dans toutes les régions depuis 2004-2005. Les hausses suivantes ont été enregistrées : 12,9 % dans la région du Pacifique, 10,1 % dans celle de l'Atlantique, 8,3 % dans celle des Prairies, 3,9 % au Québec et 1,3 % en Ontario. Cela donne une augmentation globale de 6,1 %.

Si l'on examine les données selon le type de liberté, on note que les populations de délinquants en semi-liberté et en liberté conditionnelle totale ont fluctué dans les cinq dernières années et qu'il s'avère donc difficile de dégager des tendances. En ce qui touche les délinquants en semi-liberté, la plus forte hausse enregistrée depuis 2004-2005 s'est produite dans la région du Pacifique ( ↑ 10,4 %); le Québec vient au deuxième rang ( ↑ 7,8 %). On constate des diminutions dans les trois autres régions : Prairies ( ↓ 11,2 %), Ontario ( ↓ 6,7 %) et Atlantique ( ↓ 3,4 %). Durant la même période, les seules régions ayant vu augmenter leur population de délinquants en liberté conditionnelle totale sont celles du Pacifique  ( ↑ 7,3 %) et des Prairies ( ↑ 2,7 %). Ailleurs on a assisté à une baisse, la plus forte étant enregistrée dans la région de l'Atlantique  ( ↓ 4,7 %); venaient ensuite le Québec  ( ↓ 3,8 %) et l'Ontario  ( ↓ 3,6 %).

La tendance est beaucoup plus constante en ce qui touche la population de délinquants en liberté d'office. On remarque une augmentation continue dans toutes les régions depuis 2004-2005. La région de l'Atlantique arrive loin en tête avec une hausse de 41,2 %; elle est suivie des régions des Prairies ( ↑ 18,4 %), du Pacifique ( ↑ 15,4 %), du Québec ( ↑ 7,9 %) et de l'Ontario ( ↑ 4,9 %).

En 2008-2009, la proportion de délinquants sous responsabilité fédérale en liberté sous condition qui étaient en semi-liberté allait de 12 % (Ontario) à 16,4 % (Pacifique). La proportion de délinquants en liberté conditionnelle totale variait entre 41,6 % (Prairies) et 47,7 % (Ontario), et celle des libérés d'office, entre 32,8 % (Pacifique) et 43,4 % (Prairies).

Tableau 12 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en LIBERTÉ sous CONDITION – AUTOCHTONES et RACE
Année Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre
2004-2005 1 085 13,2 340 4,1 489 6,0 5 890 71,7 414 5,0 8 218
2005-2006 1 141 13,6 366 4,4 518 6,2 5 956 71,2 384 4,6 8 365
2006-2007 1 094 12,9 387 4,6 524 6,2 6 052 71,6 392 4,6 8 449
2007-2008 1 146 13,6 392 4,6 513 6,1 5 971 70,8 412 4,9 8 434
2008-2009 1 171 13,4 410 4,7 563 6,5 6 086 69,8 486 5,6 8 716

Parmi les groupes de délinquants autochtones, asiatiques, de race noire et de race blanche sous responsabilité fédérale, les Autochtones et les Noirs étaient les seuls en 2008-2009 qui formaient une proportion moindre de la population de délinquants en liberté sous condition que de la population carcérale. Cela a été le cas pour ces deux groupes durant chacune des cinq dernières années. À l'inverse, les proportions d'Asiatiques et de Blancs au sein de la population de délinquants en liberté sous condition ont été supérieures à celles qu'ils représentaient au sein de la population carcérale durant chacune des cinq dernières années.

En 2008-2009, 52 % des délinquants autochtones sous responsabilité fédérale en liberté sous condition étaient en liberté d'office, tandis que 64 % des Asiatiques, 46 % des Noirs et 47 % des Blancs étaient en liberté conditionnelle totale.

Tableau 13 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en LIBERTÉ sous CONDITION, selon le SEXE
Année Hommes Femmes Canada
N bre  % N bre  % N bre
2004-2005 7 729 94,0 489 6,0 8 218
2005-2006 7 865 94,0 500 6,0 8 365
2006-2007 7 936 93,9 513 6,1 8 449
2007-2008 7 873 93,3 561 6,7 8 434
2008-2009 8 141 93,4 575 6,6 8 716

Au cours des cinq dernières années, la proportion de femmes au sein de la population de délinquants sous responsabilité fédérale en liberté sous condition était plus élevée que leur proportion par rapport à la population carcérale. C'était le contraire pour les hommes.

En 2008-2009, une plus forte proportion de femmes que d'hommes étaient en semi-liberté (17,2 % comparativement à 12,8 %) ou en liberté conditionnelle totale (60,7 % contre 44,9 %), mais une proportion moindre était en liberté d'office (21,2 % contre 39,2 %).

Tableau 14 Source : SCC et CNLC

POPULATION de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ PROVINCIALE en LIBERTÉ sous CONDITION, par RÉGION
Année   Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
2004-2005 Semi-liberté 22 - - 21 - 43
Lib. cond. totale 79 - 2 67 4 152
Surveillance de longue durée - - - - - -
Total 101 - 2 88 4 195
2005-2006 Semi-liberté 23 - 1 24 - 48
Lib. cond. totale 64 - - 60 - 124
Surveillance de longue durée - - - - - -
Total 87 - 1 84 - 172
2006-2007 Semi-liberté 16 - 1 22 6 45
Lib. cond. totale 80 - - 47 82 209
Surveillance de longue durée - - - - - -
Total 96 - 1 69 88 254
2007-2008 Semi-liberté 6 - - 17 39 62
Lib. cond. totale 70 - - 42 85 197
Surveillance de longue durée - - - 2 - 2
Total 76 - - 61 124 261
2008-2009 Semi-liberté 13 - - 18 35 66
Lib. cond. totale 42 - - 40 43 125
Surveillance de longue durée - - - 2 - 2
Total 55 - - 60 78 193

Non compris (au 12 avril 2009) parce qu'illégalement en liberté : 6 délinquants dans la région de l'Atlantique, 3 dans celle des Prairies et 12 dans celle du Pacifique.

Les cas de ressort provincial qu'on trouve dans la région de l'Ontario sont des délinquants transférés des régions des Prairies et de l'Atlantique au moment de leur libération conditionnelle ou en vertu d'un accord d'échange de services.

En 2008-2009, la population de délinquants sous responsabilité provinciale en liberté conditionnelle a diminué de 26,1 %; la plus forte baisse ( ↓ 46) a eu lieu dans la région du Pacifique, où l'on dénombrait 78 délinquants en liberté conditionnelle. Cette population semble maintenant s'être stabilisée, après avoir atteint un sommet en 2007-2008 lorsque la commission des libérations conditionnelles de la Colombie-Britannique a été officiellement abolie, et que la Commission et le SCC ont commencé à s'occuper d'administrer la libération conditionnelle des délinquants purgeant une peine de ressort provincial dans la région du Pacifique et à surveiller ceux-ci.

Profils des délinquants sous responsabilité fédérale

PROFIL CRIMINEL DE L'ENSEMBLE DES DÉLINQUANTS SOUS RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE

Source : SCC et CNLC

PROFIL CRIMINEL DE L'ENSEMBLE DES DÉLINQUANTS SOUS RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE

Si l'on examine le profil criminel de la population totale de délinquants sous responsabilité fédérale depuis 2004-2005, on remarque que les proportions que représentent les meurtriers et les délinquants sexuels sont stables. La proportion de délinquants purgeant une peine pour une infraction non sexuelle visée à l'annexe I a subi une diminution de 3 % et celle des délinquants déclarés coupables d'une infraction non prévue aux annexes a baissé de 2 %, alors que la proportion de délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe II a augmenté de 3 %.

PROFIL CRIMINEL DES DÉLINQUANTS SOUS RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE EN DÉTENTION

Source : SCC et CNLC

PROFIL CRIMINEL DES DÉLINQUANTS SOUS RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE EN DÉTENTION

En ce qui a trait au profil criminel de la population de délinquants sous responsabilité fédérale en détention, on voit que les proportions que forment les meurtriers, les délinquants sexuels et les délinquants reconnus coupables d'une infraction non prévue aux annexes sont relativement stables depuis 2004-2005.

Cependant, la proportion de délinquants ayant commis une infraction non sexuelle mentionnée à l'annexe I a baissé, tandis que la proportion de délinquants purgeant une peine pour une infraction visée à l'annexe II a connu une hausse. Cette hausse peut s'expliquer, en partie, par une augmentation de 47,5 % depuis 2004-2005 du nombre d'admissions de délinquants de cette catégorie faisant suite à la délivrance d'un mandat de dépôt. L'augmentation de ces admissions est partiellement attribuable à un changement des stratégies de répression de la police dans les cinq dernières années, celle-ci ayant axé ses efforts sur les individus impliqués dans le commerce des drogues, et à la création d'escouades de police qui ciblent expressément les crimes liés aux drogues, aux armes à feu et aux gangs.

L'augmentation de la proportion que représentent les délinquants déclarés coupables d'une infraction visée à l'annexe II au sein de la population carcérale sous responsabilité fédérale, laquelle augmentation résulte d'une hausse du nombre de délinquants de ce groupe qui ont été admis en vertu d'un mandat de dépôt, a été atténuée par le fait que seulement 23,9 % de toutes les admissions de ce genre en 2008-2009 ont été celles de délinquants appartenant à cette catégorie.

PROFIL CRIMINEL DES DÉLINQUANTS SOUS RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE EN LIBERTÉ SOUS CONDITION

Source : SCC et CNLC

 

PROFIL CRIMINEL DES DÉLINQUANTS SOUS RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE EN LIBERTÉ SOUS CONDITION

Au cours des cinq dernières années, les proportions de meurtriers et de délinquants sexuels qu'on trouve au sein de la population de délinquants en liberté sous condition sont demeurées relativement stables, celle des délinquants ayant commis une infraction mentionnée à l'annexe II s'est accrue, et celles des délinquants condamnés pour une infraction non sexuelle figurant à l'annexe I et des délinquants purgeant une peine pour une infraction non prévue aux annexes ont diminué.

On remarque des différences notables, durant la période de cinq ans, entre le profil criminel des délinquants en détention et celui des libérés conditionnels.

  • De 67,5 % à 69,5 % des délinquants sexuels et de 66,3 % à 67,9 % des délinquants déclarés coupables d'une infraction non sexuelle visée à l'annexe I étaient incarcérés, tandis qu'il y avait entre 56,4 % et 63,9 % des délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe II qui étaient en liberté sous condition.
  • Alors que les délinquants ayant commis une infraction mentionnée à l'annexe II formaient seulement de 8 % à 11 % de la population carcérale, ils représentaient entre 22 % et 25 % des délinquants en liberté sous condition.

Source : SCC et CNLC

Source : SCC et CNLC

Source : SCC et CNLC

Il existe des différences importantes entre les profils criminels des délinquants sous responsabilité fédérale selon qu'ils sont en semi-liberté, en liberté conditionnelle totale ou en liberté d'office. Depuis 2004-2005, c'est chez les délinquants en liberté conditionnelle totale qu'on observe les plus fortes proportions de meurtriers et d'auteurs d'une infraction visée à l'annexe II, alors que c'est dans le groupe des libérés d'office qu'on trouve les proportions les plus élevées de délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe I et de délinquants ayant commis une infraction non prévue aux annexes.

En ce qui concerne la population de délinquants sous responsabilité fédérale en semi-liberté, on constate une augmentation depuis cinq ans des proportions de meurtriers et de délinquants purgeant une peine pour une infraction mentionnée à l'annexe II alors que les proportions de délinquants déclarés coupables d'une infraction visée à l'annexe I ont baissé.

Les changements à signaler en 2008-2009 sont la hausse de 3 % de la proportion de meurtriers et la diminution de 5 % de la proportion de délinquants ayant commis une infraction non sexuelle figurant à l'annexe I.

Chez les délinquants sous responsabilité fédérale en liberté conditionnelle totale, on note une hausse de 4 % de la proportion de meurtriers depuis 2004-2005. Pendant la même période, il s'est produit une diminution de 4 % de la proportion de délinquants condamnés pour une infraction non sexuelle visée à l'annexe I tandis que la proportion de délinquants reconnus coupables d'une infraction mentionnée à l'annexe II a connu une augmentation de 4 %.

Dans la population de libérés d'office, on observe en 2008-2009 une hausse de 3 % de la proportion d'auteurs d'une infraction figurant à l'annexe II alors que la proportion de délinquants purgeant une peine pour une infraction non prévue aux annexes est descendue de 3 %.

Tableau 15 Source : SCC et CNLC

PROFIL CRIMINEL de L'ENSEMBLE des DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE, par RÉGION (%)
Région Année Meurtre Infr. sexuelle visée à l'annexe I Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes
Atlantique 2004-2005 14 12 38 13 22
2005-2006 15 11 40 13 22
2006-2007 14 10 40 13 22
2007-2008 14 10 39 16 21
2008-2009 14 11 39 18 18
Québec 2004-2005 19 10 40 17 14
2005-2006 20 11 40 17 13
2006-2007 20 12 39 17 12
2007-2008 20 12 39 18 11
2008-2009 21 13 37 17 12
Ontario 2004-2005 21 12 39 14 15
2005-2006 21 12 38 14 15
2006-2007 21 12 38 14 16
2007-2008 21 12 37 16 15
2008-2009 21 12 36 16 15
Prairies 2004-2005 13 14 44 12 17
2005-2006 13 13 43 14 17
2006-2007 13 13 42 17 16
2007-2008 13 13 41 18 15
2008-2009 13 13 40 19 14
Pacifique 2004-2005 27 11 39 9 14
2005-2006 27 12 37 10 14
2006-2007 26 11 37 11 15
2007-2008 26 11 37 11 15
2008-2009 27 11 36 12 14

Le profil criminel des délinquants sous responsabilité fédérale diffère d'une région à l'autre. En 2008-2009, la proportion de meurtriers variait entre 13 % (Prairies) et 27 % (Pacifique), celle des délinquants condamnés pour une infraction mentionnée à l'annexe II entre 12 % (Pacifique) et 19 % (Prairies), celle des délinquants reconnus coupables d'une infraction non prévue aux annexes entre 12 % (Québec) et 18 % (Atlantique), et celle des délinquants ayant commis une infraction non sexuelle visée à l'annexe I, entre 36 % (Ontario et Pacifique) et 40 % (Prairies).

Tableau 16 Source : SCC et CNLC

PROFIL CRIMINEL des DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE en DÉTENTION et en LIBERTÉ SOUS CONDITION en 2008-2009, par RÉGION (%)
    Meurtre Infr. sexuelle visée à l'annexe I Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes
Atlantique Dét. 15 12 42 12 18
LSC 13 9 33 27 18
Québec Dét. 21 14 41 11 12
LSC 21 11 31 26 11
Ontario Dét. 22 15 39 10 14
LSC 20 9 31 25 15
Prairies Dét. 13 14 43 15 14
LSC 14 11 34 26 14
Pacifique Dét. 27 13 40 5 14
LSC 28 8 31 20 14

En 2008-2009, dans les régions de l'Atlantique et de l'Ontario, on trouvait une plus grande proportion de meurtriers chez les délinquants en détention que chez ceux en liberté sous condition. C'était le contraire dans les régions des Prairies et du Pacifique. Au Québec, les proportions étaient égales.

Dans la totalité des régions, les proportions de délinquants déclarés coupables d'une infraction mentionnée à l'annexe I étaient plus élevées chez les délinquants incarcérés que chez ceux en liberté sous condition, tandis que la proportion de délinquants ayant commis une infraction visée à l'annexe II était plus grande chez les délinquants en liberté sous condition que chez ceux en détention.

Dans la région du Québec, le pourcentage de délinquants condamnés pour une infraction non prévue aux annexes était plus fort chez les délinquants en détention que chez les libérés sous condition, alors que c'était l'inverse en Ontario. Dans les régions de l'Atlantique, des Prairies et du Pacifique, les proportions étaient identiques.

Tableau 17 Source : SCC et CNLC

PROFIL CRIMINEL des DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE – AUTOCHTONES et RACE (%)
    Meurtre Infr. sexuelle visée à l'annexe I Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes
Autochtones 2004-2005 18 16 49 5 13
2005-2006 18 16 49 5 13
2006-2007 18 15 48 6 13
2007-2008 18 15 47 7 13
2008-2009 19 16 46 7 13
Asiatiques 2004-2005 15 6 27 48 5
2005-2006 14 5 27 49 6
2006-2007 14 4 26 48 7
2007-2008 14 5 25 49 7
2008-2009 14 5 26 48 7
Noirs 2004-2005 15 10 43 23 8
2005-2006 15 10 45 22 8
2006-2007 15 10 44 23 8
2007-2008 15 9 42 25 9
2008-2009 15 9 42 24 9
Blancs 2004-2005 20 11 39 13 17
2005-2006 20 11 38 13 17
2006-2007 20 11 37 14 17
2007-2008 20 12 37 15 16
2008-2009 21 12 36 16 16
Autres 2004-2005 17 9 32 30 13
2005-2006 17 10 32 29 11
2006-2007 17 11 32 29 11
2007-2008 15 11 33 31 11
2008-2009 15 11 32 30 12

Au cours des cinq dernières années, la proportion de meurtriers a été stable, sauf dans deux groupes de délinquants, soit les Autochtones et les Blancs, où elle s'est accrue l'an dernier. On a assisté à une diminution de la proportion d'auteurs d'une infraction non sexuelle visée à l'annexe I en 2008-2009, mais pas chez les Noirs, où elle est demeurée inchangée, ni chez les Asiatiques, où l'on note une hausse. La proportion de délinquants sexuels s'est stabilisée dans tous les groupes, excepté chez les Autochtones, où il y a eu une augmentation en 2008-2009. La proportion de délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe II s'est accrue chez les Blancs, est restée la même chez les Autochtones et a diminué dans les autres groupes. La proportion de délinquants reconnus coupables d'une infraction non prévue aux annexes s'est stabilisée dans tous les groupes.

En 2008-2009, c'est chez les Autochtones qu'on trouvait les plus fortes proportions de délinquants déclarés coupables d'une infraction figurant à l'annexe I, et c'est dans le groupe des Asiatiques qu'a été observée la proportion la plus élevée de délinquants purgeant une peine pour une infraction visée à l'annexe II; les plus fortes proportions de délinquants ayant commis un meurtre ou une infraction non prévue aux annexes ont été enregistrées chez les Blancs.

Tableau 18 Source : SCC et CNLC

PROFIL CRIMINEL des DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE, selon le SEXE (%)
    Meurtre Infr. sexuelle visée à l'annexe I Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes
Hommes 2004-2005 19 12 40 13 16
2005-2006 19 12 40 13 15
2006-2007 19 12 39 14 15
2007-2008 19 11 39 16 15
2008-2009 20 13 38 16 14
Femmes 2004-2005 16 2 40 28 14
2005-2006 16 3 37 28 15
2006-2007 16 3 37 29 15
2007-2008 16 3 37 30 14
2008-2009 15 3 35 31 16

Si l'on compare les femmes et les hommes, on note que la proportion d'auteurs d'une infraction sexuelle visée à l'annexe I est bien plus faible chez les premières, alors que la proportion de délinquants déclarés coupables d'une infraction figurant à l'annexe II est bien plus grande.

Admissions de délinquants sous responsabilité fédérale

Tableau 19 Source : SCC et CNLC

ADMISSIONS de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE dans les ÉTABLISSEMENTS
Type d'admission 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
Mandat de dépôt 4 552 4 784 5 115 5 010 4 825
57 % 58 % 59 % 59 % 59 %
Révocation
Violation des conditions
•  Semi-liberté 375 388 376 401 389
•  Libération cond. totale 277 268 271 248 238
•  Libération d'office 1 435 1 455 1 491 1 549 1 547
Accusation en instance
•  Semi-liberté 25 14 18 12 15
•  Libération cond. totale 30 36 33 34 51
•  Libération d'office 251 243 264 253 239
Infraction
•  Semi-liberté 135 159 182 138 121
•  Libération cond. totale 117 152 123 133 92
•  Libération d'office 599 571 615 609 539
Total partiel – Révocation 3 244 3 286 3 373 3 377 3 231
41 % 40 % 39 % 39 % 39%
Autres* 167 162 126 174 170
2 % 2 % 1 % 2 % 2 %
N bre total d'admissions 7 963 8 232 8 614 8 561 8 226
N bre total de délinquants 7 649 7 953 8 477 8 306 7 977

* La catégorie « Autres » comprend les transfèrements de délinquants qui étaient incarcérés dans des établissements d'autres pays, les cessations de liberté, les transfèrements effectués en vertu d'accords d'échange de services, etc.

DÉFINITION : Les admissions de délinquants sous responsabilité fédérale dans les établissements peuvent faire suite à la délivrance d'un mandat de dépôt ou à une révocation, ou découler du transfèrement d'un délinquant incarcéré dans un autre pays, de la cessation de la liberté, d'un accord d'échange de services, etc.

Le nombre total d'admissions de délinquants sous responsabilité fédérale dans les établissements a diminué de 3,9 % en 2008-2009. C'est parce que, durant cette période, le nombre d'admissions résultant d'un mandat de dépôt a subi une baisse de 3,7 % et le nombre d'admissions attribuables à une révocation est descendu de 4,3 %.

En 2008-2009, le nombre de révocations a baissé dans les trois catégories de libérations sous condition : mise en semi-liberté, ↓ 5 %; libération conditionnelle totale, ↓ 8 %; libération d'office, ↓ 4 %.

Au cours de la même période, 7 977 délinquants sous responsabilité fédérale ont été admis dans des établissements. Certains d'entre eux ont été admis plusieurs fois, de sorte qu'il y a eu 8 226 admissions au total. En fait, 7 735 délinquants ont été admis une fois, 235 l'ont été deux fois et 7 trois fois.

Tableau 20 Source : SCC et CNLC

ADMISSIONS de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE dans les ÉTABLISSEMENTS, par RÉGION
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
Région Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév.
Atlantique 494 386 570 395 595 416 590 416 556 405
Québec 1 021 736 1 017 649 1 007 723 1 068 702 1 050 587
Ontario 1 252 723 1 297 783 1 360 714 1 307 766 1 342 696
Prairies 1 288 897 1 397 1 017 1 551 1 117 1 459 1 043 1 383 1 085
Pacifique 497 502 503 442 602 403 586 450 494 458
Canada 4 552 3 244 4 784 3 286 5 115 3 373 5 010 3 377 4 825 3 231

Nota : Ce tableau n'inclut pas les admissions entrant dans la catégorie « Autres », laquelle comprend les transfèrements de délinquants qui étaient incarcérés dans des établissements d'autres pays, les cessations de liberté, les transfèrements effectués en vertu d'accords d'échange de services, etc.

Si l'on examine les données sur les admissions faisant suite à la délivrance d'un mandat de dépôt, on constate qu'il y a eu une augmentation dans toutes les régions depuis 2004-2005, sauf dans celle du Pacifique, où l'on observe une baisse de 3. C'est dans la région de l'Atlantique que s'est produite la plus forte hausse ( ↑ 12,6 %). Viennent ensuite celles des Prairies ( ↑ 7,4 %), de l'Ontario ( ↑ 7,2 %) et du Québec ( ↑ 2,8 %).

Pour ce qui est des admissions résultant d'une révocation, leur nombre est monté dans les régions des Prairies ( ↑ 21 %) et de l'Atlantique ( ↑ 4,9 %). On a assisté à une diminution dans les trois autres régions, soit au Québec ( ↓ 20 2 %), dans la région du Pacifique ( ↓ 8,8 %) et en Ontario ( ↓ 3,7 %).

Tableau 21 Source : SCC et CNLC

ADMISSIONS de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE dans les ÉTABLISSEMENTS – AUTOCHTONES et RACE (entre 2004-2005 et 2008-2009)
Type d'admission Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
Mandat de dépôt (initial) 3 014 36,4 743 68,5 1 518 57,3 11 147 39,9 1 081 65,7
Mandat de dépôt (récidive)* 1 416 17,1 81 7,5 323 12,2 4 848 17,4 115 7,0
Révocation pour accusation en instance 439 5,3 19 1,8 81 3,1 946 3,4 33 2,0
Révocation pour infraction 926 11,2 45 4,1 164 6,2 3 055 10,9 95 5,8
Révocation pour violation des conditions 2 378 28,7 142 13,1 497 18,8 7 441 26,6 250 15,2
Autres 105 1,3 55 5,1 64 2,4 503 1,8 72 4,4
Total 8 278   1 085   2 647   27 940   1 646  

* DÉFINITION : On parle de « mandat de dépôt (récidive) » lorsqu'un délinquant qui avait fini de purger une première peine de ressort fédéral s'en voit imposer une autre.

Toutes proportions gardées, les délinquants autochtones étaient les moins nombreux à être admis dans un établissement en vertu d'un mandat de dépôt initial, et les plus nombreux à être réadmis par suite d'une révocation, quel qu'en soit le type. Les délinquants asiatiques étaient les plus nombreux à être admis dans un établissement en exécution d'un mandat de dépôt initial, et les moins nombreux à être admis par suite d'un mandat de dépôt résultant d'une récidive ou à cause d'une révocation, quel qu'en soit le type. Les délinquants de race blanche étaient les plus nombreux à être admis dans un établissement en vertu d'un mandat de dépôt délivré à la suite d'une récidive.

Toutes les régions ont vu monter le nombre annuel total d'admissions de délinquants autochtones depuis 2004-2005, excepté celle du Pacifique; la plus forte hausse a été observée dans la région des Prairies, où ce nombre est passé de 937 à 1 015. C'est également la région des Prairies qui a connu la plus grosse augmentation du nombre annuel total d'admissions de délinquants asiatiques (82 comparativement à 47), alors que c'est en Ontario qu'a eu lieu l'accroissement le plus marqué chez les Noirs (334 comparativement à 239). Quant au nombre annuel total d'admissions de délinquants de race blanche, il a diminué dans trois régions sur cinq, puisqu'une hausse a été enregistrée dans les régions de l'Atlantique et des Prairies; la baisse la plus marquée s'est produite au Québec (1 396 contre 1 570).

Tableau 22 Source : SCC et CNLC

ADMISSIONS de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE dans les ÉTABLISSEMENTS, selon le SEXE (entre 2004-2005 et 2008-2009)
Type d'admission Hommes Femmes
N bre  % N bre  %
Mandat de dépôt (initial) 16 220 41,3 1 283 55,8
Mandat de dépôt (récidive)* 6 617 16,8 166 7,2
Révocation pour accusation en instance 1 495 3,8 23 1,0
Révocation pour infraction 4 132 10,5 153 6,6
Révocation pour violation des conditions 10 100 25,7 608 26,4
Autres 731 1,9 68 3,0
Total 39 295   2 301  

* DÉFINITION : On parle de « mandat de dépôt (récidive) » lorsqu'un délinquant qui avait fini de purger une première peine de ressort fédéral s'en voit imposer une autre.

Toutes proportions gardées, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à être admises dans un établissement en raison d'un mandat de dépôt initial ou d'une révocation pour violation des conditions, et moins nombreuses à être admises en vertu d'un mandat de dépôt résultant d'une récidive ou par suite d'une révocation pour accusation en instance ou pour infraction.

Dans toutes les régions, on assiste depuis 2004-2005 à une augmentation du nombre annuel total de femmes admises, et c'est dans celle de l'Atlantique que ce nombre s'est le plus accru, passant de 33 à 74. Quant au nombre annuel total d'hommes admis, il a connu une hausse dans les régions de l'Atlantique, de l'Ontario et des Prairies, la plus forte ayant été observée dans celle des Prairies (2 312 comparativement à 2 069). Une diminution a été enregistrée dans les régions du Québec et du Pacifique, et c'est au Québec qu'elle a été la plus importante (1 606 comparativement à 1 732).

Tableau 23 Source : SCC et CNLC

ADMISSIONS de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE dans les ÉTABLISSEMENTS, selon le TYPE d'INFRACTION
Type d'infraction 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
Meurtre 199 2,5 211 2,6 220 2,6 238 2,8 223 2,7
Infr. sex. visée à l'annexe I 642 8,1 730 8,9 721 8,4 729 8,5 761 9,3
Infr. non sex. visée à l'annexe I 3 672 46,1 3 656 44,4 3 827 44,4 3 692 43,1 3 505 42,6
Infr. visée à l'annexe II 1 236 15,5 1 329 16,1 1 521 17,7 1 683 19,7 1 719 20,9
Infr. non prévue aux annexes 2 214 27,8 2 306 28,0 2 325 27,0 2 219 25,9 2 018 24,5
Total des admissions 7 963   8 232   8 614   8 561   8 226  

Globalement, le nombre annuel d'admissions de délinquants sous responsabilité fédérale dans les établissements s'est accru de 3,3 % depuis 2004-2005. Si l'on examine l'évolution du nombre annuel d'admissions selon le type d'infraction commise par le délinquant, on note une hausse dans trois catégories, à savoir infraction mentionnée à l'annexe II ( ↑ 39,1 %), infraction sexuelle visée à l'annexe I ( ↑ 18,5 %) et meurtre ( ↑ 12,1 %). Il y a eu une diminution dans les deux autres catégories, soit infraction non prévue aux annexes ( ↓ 8,9 %) et infraction non sexuelle figurant à l'annexe I ( ↓ 4,5 %).

En 2008-2009, les plus fortes proportions d'admissions pour meurtre (4,2 %) et pour une infraction non sexuelle mentionnée à l'annexe I (48,8 %) ont été enregistrées dans la région du Pacifique. Par contre, c'est au Québec qu'on trouvait la plus grande proportion d'admissions pour une infraction sexuelle visée à l'annexe I (12,6 %). La plus forte proportion d'admissions pour une infraction figurant à l'annexe II (24,1 %) a été observée dans la région des Prairies, et la plus grande proportion d'admissions pour une infraction non prévue aux annexes (29,9 %), dans celle de l'Atlantique.

L'an dernier, les admissions de délinquants ayant droit à la PEE représentaient 20,2 % du total des admissions, comparativement à 17,7 % en 2004-2005. La proportion de telles admissions a augmenté chaque année depuis 2004-2005, excepté en 2005-2006, où elle a subi une légère diminution. Chez les délinquants condamnés pour une infraction visée à l'annexe II qui ont été admis, la proportion de ceux qui avaient droit à la PEE est montée à 59,6 % en 2008-2009 (elle était de 54,2 % en 2004-2005), alors qu'elle est passée de 32,2 % à 31,1 % chez les délinquants déclarés coupables d'une infraction non prévue aux annexes.

Tableau 24 Source : SCC et CNLC

PROPORTIONS d'ADMISSIONS DÉCOULANT d'un MANDAT de DÉPÔT ou d'une RÉVOCATION, selon le TYPE d'INFRACTION (%)
Type d'infraction 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév. Mandat de dépôt Rév.
Meurtre 2,7 2,2 2,8 2,3 2,7 2,3 2,9 2,6 2,8 2,6
Infr. sex. visée à l'annexe I 10,3 5.2 11,8 4,9 10,7 5,0 11,5 4,3 12,9 4,1
Infr. non sex. visée à l'annexe I 43,4 50,6 42,0 49,0 40,9 50,0 38,9 50,0 37,8 50,6
Infr. visée à l'annexe II 17,2 11,7 18,1 11,7 21,3 11,4 22,9 13,7 23,9 14,9
Infr. non prévue aux annexes 26,4 30,3 25,4 32,3 24,3 31,4 23,8 29,4 22,6 27,8
Total des admissions 4 552 3 244 4 784 3 286 5 115 3 373 5 010 3 377 4 825 3 231

Nota : Ce tableau n'inclut pas les admissions entrant dans la catégorie « Autres », laquelle comprend les transfèrements de délinquants qui étaient incarcérés dans des établissements d'autres pays, les cessations de liberté, les transfèrements effectués en vertu d'accords d'échange de services, etc.

Comme on peut le voir dans ce tableau portant sur les cinq dernières années, les délinquants purgeant une peine pour un meurtre, une infraction sexuelle visée à l'annexe I ou une infraction mentionnée à l'annexe II formaient une proportion plus élevée des délinquants admis en vertu d'un mandat de dépôt que des délinquants admis à la suite d'une révocation de la mise en liberté sous condition. C'était l'inverse pour ce qui est des délinquants déclarés coupables d'une infraction non sexuelle figurant à l'annexe I ou d'une infraction non prévue aux annexes.

Mises en liberté de délinquants sous responsabilité fédérale

Tableau 25 Source : SCC et CNLC

MISES en LIBERTÉ de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS dans des ÉTABLISSEMENTS
Type de libération 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
Semi-liberté 2 174 28 2 344 29 2 242 28 2 285 28 2 131 25
Lib. cond. totale 209 3 236 3 170 2 159 2 220 3
Lib. d'office 5 092 65 5 215 64 5 249 65 5 486 66 5 764 68
Expiration du mandat 221 3 227 3 231 3 214 3 200 2
Expiration du mandat (surv. de longue durée) 20 0 29 0 32 0 42 1 36 0
Expiration du mandat – Total 241 3 256 3 263 3 256 3 236 3
Total partiel 7 716   8 051   7 924   8 186   8 351 99
Autres* 105 1 103 1 103 1 84 1 113 1
Total des libérations 7 821   8 154   8 027   8 270   8 464  
Total des délinquants 7 092   7 405   7 339   7 523   7 687  

*La catégorie « Autres » comprend les décès, les transfèrements dans des établissements d'autres pays, etc.

Le tableau ci-dessus renferme de l'information sur les mises en liberté de délinquants sous responsabilité fédérale qui ont été libérés directement d'un établissement . Il n'indique pas le nombre de libérations conditionnelles accordées pendant l'année, mais simplement le type de liberté dont a bénéficié le délinquant au moment de son départ de l'établissement . Ainsi, lorsqu'un délinquant en semi-liberté obtient une prolongation de sa liberté ou entreprend la période de liberté conditionnelle totale, on ne compte pas une nouvelle mise en liberté. Par conséquent, même s'il y a eu seulement 220 libérations conditionnelles totales directement d'un établissement en 2008-2009, 1 488 périodes de liberté conditionnelle totale ont débuté pendant l'année étant donné que 1 268 périodes de cette sorte ont été amorcées après que le délinquant eut mené à bien sa semi-liberté (voir le tableau 37). On peut ainsi voir comment la Commission utilise la mise en liberté graduelle pour réintégrer les délinquants dans la collectivité lentement et sûrement.

Le nombre de mises en liberté de délinquants sous responsabilité fédérale encore incarcérés a augmenté de 2,3 % ( ↑ 194) en 2008-2009. En fait, il y a eu une hausse du nombre de libérations conditionnelles totales et de celui des libérations d'office alors que le nombre de mises en semi-liberté et celui des libérations à la fin du mandat ont subi une baisse.

En 2008-2009, les libérations d'office ont continué de représenter plus de la moitié des mises en liberté de délinquants encore incarcérés, leur proportion ayant augmenté de 2 %, pour se chiffrer à 68 %. La proportion des mises en semi-liberté a diminué de 3 %, se situant à 25 %, et celle des libérations conditionnelles totales a connu une hausse de 1 %, ce qui l'a portée à 3 %.

Toujours en 2008-2009, 7 687 délinquants sous responsabilité fédérale ont été libérés directement d'un établissement, et le nombre de libérations a été de 8 464, certains de ces délinquants ayant été libérés plusieurs fois. En fait, 6 957 délinquants ont été libérés une fois, 684 l'ont été deux fois, 45 trois fois et 1 quatre fois.

Tableau 26 Source : SCC et CNLC

MISES en LIBERTÉ de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS dans des ÉTABLISSEMENTS, par RÉGION
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
Atlantique 839 928 893 1 019 1 007
Québec 1 804 1 798 1 764 1 697 1 861
Ontario 2 017 2 043 2 003 1 994 2 066
Prairies 2 161 2 277 2 366 2 508 2 470
Pacifique 1 000 1 108 1 001 1 052 1 060
Canada 7 821 8 154 8 027 8 270 8 464

En 2008-2009, le nombre de mises en liberté de délinquants sous responsabilité fédérale encore incarcérés dans des établissements a connu une hausse dans les régions du Québec et de l'Ontario ( ↑ 9,7 % et ↑ 3,6 % respectivement). Il a diminué dans celles de l'Atlantique et des Prairies ( ↓ 1,2 % et ↓ 1,5 % respectivement), et il est demeuré relativement stable dans celle du Pacifique  ( ↑ 8).

Tableau 27 Source : SCC et CNLC

MISES en LIBERTÉ de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS dans des ÉTABLISSEMENTS – AUTOCHTONES ET RACE (entre 2004-2005 et 2008-2009)
Type d'admission Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
Semi-liberté 1 548 19 485 49 586 25 8 051 29 506 37
Lib. cond. totale 99 1 111 11 134 6 534 2 116 9
Libération d'office 5 960 75 372 38 1 486 64 18 298 66 690 51
Expiration du mandat 333 4 12 1 109 5 607 2 32 2
Expiration du mandat (surv. de longue durée) 36 0 3 0 9 0 103 0 8 1
Total 7 976   983   2 324   27 593   1 352  

Nota  : Mises en liberté non comprises entre 2004-2005 et 2008-2009 : 6 transfèrements de délinquants dans des établissements d'autres pays, 246 décès et 256 autres cas, soit un total de 508.

Si l'on examine les données des cinq dernières années sur les délinquants libérés directement d'un établissement selon le groupe auquel ils appartenaient (Autochtones, Asiatiques, Noirs ou Blancs), on remarque que c'est chez les Autochtones que la probabilité de libération d'office était la plus forte alors que c'est chez les Asiatiques que la probabilité de mise en semi-liberté ou en liberté conditionnelle totale était la plus grande et chez les Noirs que la probabilité de libération à l'expiration du mandat était la plus élevée.

Tableau 28 Source : SCC et CNLC

MISES en LIBERTÉ de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS dans des ÉTABLISSEMENTS, selon le SEXE (entre 2004-2005 et 2008-2009)
Type de libération Hommes Femmes
N bre  % N bre  %
Semi-liberté 10 121 27 1 055 49
Libération conditionnelle totale 875 2 119 5
Libération d'office 25 825 68 981 45
Expiration du mandat 1 078 3 15 1
Expiration du mandat (surveillance de longue durée) 158 0 1 0
Total 38 057   2 171  

Nota  : Mises en liberté non comprises entre 2004-2005 et 2008-2009 : 6 transfèrements de délinquants dans des établissements d'autres pays, 246 décès et 256 autres cas, soit un total de 508.

Au cours des cinq dernières années, les délinquantes libérées directement d'un établissement avaient beaucoup plus de chances que les hommes d'être mises en semi-liberté ou en liberté conditionnelle totale, mais c'était le contraire en ce qui touche la libération d'office et la libération à l'expiration du mandat.

Tableau 29 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS d'OFFICE de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS qui ont ANTÉRIEUREMENT été en LIBERTÉ CONDITIONNELLE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 178 36 297 24 312 24 470 34 196 29 1 453 29
2005-2006 222 43 283 25 336 25 511 35 199 28 1 551 30
2006-2007 213 40 290 24 266 20 478 31 157 24 1 404 27
2007-2008 240 39 284 25 287 21 473 27 166 25 1 450 26
2008-2009 225 35 274 22 285 20 463 26 173 24 1 420 25

La proportion de libérations d'office de délinquants sous responsabilité fédérale encore en détention qui ont été en liberté conditionnelle antérieurement se situait à 25 % en 2008-2009, ce qui représente son plus faible niveau des 15 dernières années au moins. Elle était à son plus haut niveau (58 %) en 1994-1995.

En 2008-2009, c'est dans la région de l'Atlantique que la proportion en question était la plus élevée (35 %) et dans celle de l'Ontario qu'elle était la plus faible (20 %).

Si l'on examine maintenant à combien se chiffrait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on constate que, durant les cinq dernières années, c'est chez les délinquants déclarés coupables d'une infraction figurant à l'annexe II qu'elle était la plus grande (46 %) et dans la catégorie des délinquants sexuels qu'elle était la plus petite (13 %).

Durant la même période, cette proportion était à son plus bas niveau chez les délinquants de race noire (21 %) et à son plus haut niveau chez les Blancs (29 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 52 % des cas où une délinquante en détention a été mise en liberté d'office, elle avait été en liberté conditionnelle antérieurement, comparativement à 26 % pour les hommes.

Tableau 30 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS d'OFFICE de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS qui n' ONT JAMAIS ÉTÉ en LIBERTÉ CONDITIONNELLE*
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 310 64 948 76 1 006 76 898 66 477 71 3 639 71
2005-2006 300 57 856 75 1 031 75 964 65 513 72 3 664 70
2006-2007 326 60 919 76 1 045 80 1 066 69 489 76 3 845 73
2007-2008 371 61 848 75 1 063 79 1 265 73 489 75 4 036 74
2008-2009 410 65 976 78 1 115 80 1 301 74 542 76 4 344 75

*Il s'agit des cas où la Commission a refusé/n'a pas ordonné la libération conditionnelle et de ceux qui n'ont fait l'objet d'aucune décision touchant la libération conditionnelle.

La proportion de libérations d'office de délinquants sous responsabilité fédérale encore en détention qui n'ont jamais été en liberté conditionnelle est montée à 75 % en 2008-2009; son plus bas niveau, soit 42 %, a été enregistré en 1994-1995.

En 2008-2009, c'est dans la région de l'Ontario que la proportion en question était la plus forte (80 %) et dans celle de l'Atlantique qu'elle était la plus faible (65 %).

Si l'on examine maintenant à combien se situait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on remarque que, durant les cinq dernières années, c'est dans la catégorie des délinquants sexuels qu'elle était la plus grande (87 %) et chez les délinquants purgeant une peine pour une infraction visée à l'annexe II qu'elle était la plus petite (54 %).

Durant la même période, cette proportion était à son plus haut niveau chez les Noirs (79 %) et à son plus bas niveau chez les Blancs (71 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 48 % des cas où une délinquante en détention a été mise en liberté d'office, elle n'avait jamais été en liberté conditionnelle, comparativement à 74 % pour les hommes.

Tableau 31 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS d'OFFICE de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS à qui on AVAIT REFUSÉ/dont on n'AVAIT pas ORDONNÉ la LIBÉRATION CONDITIONNELLE ANTÉRIEUREMENT
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 109 22 491 39 357 27 366 27 207 31 1 530 30
2005-2006 118 23 422 37 357 26 356 24 197 28 1 450 28
2006-2007 114 21 470 39 321 24 441 29 211 33 1 557 30
2007-2008 146 24 424 37 315 23 547 31 211 32 1 643 30
2008-2009 159 25 450 36 354 25 566 32 210 29 1 739 30

La proportion de libérations d'office de délinquants sous responsabilité fédérale encore en détention à qui on avait refusé/dont on n'avait pas ordonné la libération conditionnelle antérieurement a été en baisse constante entre 1999-2000 et 2005-2006, passant de 37 % à 28 %. Elle est toutefois montée à 30 % en 2006-2007 et elle est restée à ce niveau depuis.

En 2008-2009, c'est dans les régions de l'Atlantique et de l'Ontario que la proportion en question était la plus faible (25 %) et au Québec qu'elle était la plus élevée (36 %).

Si l'on examine maintenant à combien se situait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on constate que, durant les cinq dernières années, c'est dans la catégorie des délinquants condamnés pour une infraction visée à l'annexe II qu'elle était la plus grande (37 %) et chez les délinquants ayant commis une infraction non sexuelle mentionnée à l'annexe I qu'elle était la plus petite (25 %).

Durant la même période, cette proportion était à son plus bas niveau chez les Autochtones (25 %) et à son plus haut niveau chez les Asiatiques (40 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 17 % des cas où une délinquante en détention a été mise en liberté d'office, la libération conditionnelle lui avait été refusée/n'avait pas été ordonnée antérieurement, contre 30 % pour les hommes.

Tableau 32 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS d'OFFICE de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS qui n'ont FAIT l'OBJET d'AUCUNE DÉCISION touchant la LIBÉRATION CONDITIONNELLE ANTÉRIEUREMENT*
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 201 41 457 37 649 49 532 39 270 40 2 109 41
2005-2006 182 35 434 38 674 49 608 41 316 44 2 214 42
2006-2007 212 39 449 37 724 55 625 40 278 43 2 288 44
2007-2008 225 37 424 37 748 55 718 41 278 42 2 393 44
2008-2009 251 40 526 42 761 54 735 42 332 46 2 605 45

*Il s'agit des cas où le délinquant a soit renoncé à tous les examens de son dossier en vue d'une libération conditionnelle, soit retiré toutes ses demandes de libération conditionnelle.

La proportion de libérations d'office de délinquants sous responsabilité fédérale encore en détention qui n'ont fait l'objet d'aucune décision touchant la libération conditionnelle antérieurement s'élevait à 45 % en 2008-2009 alors qu'elle était de 15 % en 1994-1995.

En 2008-2009, c'est dans la région de l'Atlantique que la proportion en question était la plus faible (40 %) et en Ontario qu'elle était la plus élevée (54 %).

Si l'on examine maintenant à combien se situait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on remarque que, durant les cinq dernières années, c'est dans la catégorie des délinquants sexuels qu'elle était la plus grande (62 %) et chez les délinquants déclarés coupables d'une infraction visée à l'annexe II qu'elle était la plus petite (17 %).

Pendant la même période, cette proportion était à son plus haut niveau chez les Autochtones (51 %) et à son plus bas niveau chez les Asiatiques (32 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 31 % des cas où une délinquante en détention a été mise en liberté d'office, elle n'avait fait l'objet d'aucune décision touchant la libération conditionnelle antérieurement, contre 44 % pour les hommes.

Tableau 33 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS à l'EXPIRATION du MANDAT de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS qui ont ANTÉRIEUREMENT été en LIBERTÉ CONDITIONNELLE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 1 6 4 6 1 2 2 3 1 4 9 4
2005-2006 2 7 6 10 4 5 7 14 2 12 21 9
2006-2007 0 0 4 9 1 1 2 3 0 0 7 3
2007-2008 2 8 5 7 0 0 5 9 0 0 12 6
2008-2009 1 7 2 3 3 6 3 6 1 4 10 5

Chez les délinquants sous responsabilité fédérale libérés à l'expiration du mandat directement d'un établissement, la proportion de cas où il y a eu libération conditionnelle antérieurement est passée de 31 % en 1994-1995 à 4 % en 2004-2005. Elle varie depuis, et se chiffrait à 5 % l'an dernier.

En 2008-2009, c'est dans la région de l'Atlantique que la proportion en question était la plus élevée (7 %) et au Québec qu'elle était la plus faible (3 %).

Si l'on examine maintenant à combien se chiffrait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on constate que, durant les cinq dernières années, c'est chez les délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe II qu'elle était la plus grande (16 %) et dans la catégorie des délinquants sexuels qu'elle était la plus petite (4 %).

Durant la même période, cette proportion était à son plus haut niveau chez les Autochtones et les délinquants de race blanche (6 %) et à son plus bas niveau chez les Asiatiques (0 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 27 % (4) des cas où une délinquante en détention a été libérée à la fin de son mandat, elle avait été en liberté conditionnelle antérieurement, comparativement à 5 % pour les hommes.

Tableau 34 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS à l'EXPIRATION du MANDAT de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS qui n'ont JAMAIS été en LIBERTÉ CONDITIONNELLE*
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 15 94 60 94 53 98 59 97 25 96 212 96
2005-2006 25 93 53 90 69 95 44 86 15 88 206 91
2006-2007 23 100 42 91 73 99 58 97 28 100 224 97
2007-2008 23 92 63 93 43 100 50 91 23 100 202 94
2008-2009 14 93 58 97 49 94 46 94 23 96 190 95

*Il s'agit des cas où la Commission a refusé/n'a pas ordonné la libération conditionnelle et de ceux qui n'ont fait l'objet d'aucune décision touchant la libération conditionnelle.

Chez les délinquants sous responsabilité fédérale libérés à l'expiration du mandat directement d'un établissement, la proportion de cas où il n'y a jamais eu de libération conditionnelle auparavant a varié entre 69 % (1994-1995) et 97 % (2006-2007). Elle était de 95 % l'an dernier.

En 2008-2009, c'est au Québec que la proportion en question était la plus forte (97 %) et dans la région de l'Atlantique qu'elle était la plus faible (93 %).

Si l'on examine maintenant à combien se situait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on remarque que, durant les cinq dernières années, c'est dans la catégorie des délinquants sexuels qu'elle était la plus grande (96 %) et chez les délinquants purgeant une peine pour une infraction visée à l'annexe II ou condamnés pour une infraction non prévue aux annexes qu'elle était la plus petite (84 %).

Pendant la même période, cette proportion était à son plus haut niveau chez les Asiatiques (100 %) et à son plus bas niveau chez les Autochtones et les Blancs (94 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 73 % (11) des cas où une délinquante en détention a été libérée à la fin de son mandat, elle n'avait jamais été en liberté conditionnelle, comparativement à 95 % pour les hommes.

Tableau 35 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS à l'EXPIRATION du MANDAT de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS à qui on avait REFUSÉ/dont on n'avait pas ORDONNÉ la LIBÉRATION CONDITIONNELLE ANTÉRIEUREMENT
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 2 13 23 36 16 30 13 21 7 27 61 28
2005-2006 12 44 13 22 17 23 9 18 7 41 58 26
2006-2007 9 39 5 11 19 26 12 20 9 32 54 23
2007-2008 7 28 14 21 7 16 11 20 10 43 49 23
2008-2009 3 20 14 23 3 6 9 18 7 29 36 18

Chez les délinquants sous responsabilité fédérale libérés à l'expiration du mandat directement d'un établissement, la proportion de cas où la libération conditionnelle avait été refusée/n'avait pas été ordonnée antérieurement a varié entre 18 % et 40 % depuis 1994-1995, et elle se situait à 18 % l'an dernier.

En 2008-2009, c'est dans la région de l'Ontario que la proportion en question était la plus faible (6 %) et dans celle du Pacifique qu'elle était la plus élevée (29 %).

Si l'on examine maintenant à combien se chiffrait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on constate que, durant les cinq dernières années, c'est dans la catégorie des auteurs d'une infraction figurant à l'annexe II qu'elle était la plus grande (36 %) et chez les délinquants sexuels qu'elle était la plus petite (22 %).

Durant la même période, cette proportion était à son plus bas niveau chez les Autochtones et les Asiatiques (18 %) et à son plus haut niveau chez les Noirs (28 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 27 % (4) des cas où une délinquante en détention a été libérée à l'expiration de son mandat, la libération conditionnelle lui avait été refusée/n'avait pas été ordonnée antérieurement, contre 24 % pour les hommes.

  Tableau 36 Source : SCC et CNLC

LIBÉRATIONS à l'EXPIRATION du MANDAT de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE INCARCÉRÉS qui n'ont FAIT l'OBJET d'AUCUNE DÉCISION touchant la LIBÉRATION CONDITIONNELLE ANTÉRIEUREMENT*
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  % N bre  %
2004-2005 13 81 37 58 37 69 46 75 18 69 151 68
2005-2006 13 48 40 68 52 71 35 69 8 47 148 65
2006-2007 14 61 37 80 54 73 46 77 19 68 170 74
2007-2008 16 64 49 72 36 84 39 71 13 57 153 71
2008-2009 11 73 44 73 46 88 37 76 16 67 154 77

*Il s'agit des cas où le délinquant a soit renoncé à tous les examens de son dossier en vue d'une libération conditionnelle, soit retiré toutes ses demandes de libération conditionnelle.

Chez les délinquants sous responsabilité fédérale libérés à l'expiration du mandat directement d'un établissement, la proportion de cas où il n'y a eu aucune décision touchant la libération conditionnelle antérieurement a varié entre 36 % et 77 % depuis 1994-1995, et elle s'élevait à 77 % l'an dernier.

En 2008-2009, c'est dans la région du Pacifique que la proportion en question était la plus faible (67 %) et en Ontario qu'elle était la plus élevée (88 %).

Si l'on examine maintenant à combien se situait cette proportion selon le type d'infraction commise par les délinquants, on observe que, durant les cinq dernières années, c'est dans la catégorie des délinquants sexuels qu'elle était la plus grande (74 %) et chez les délinquants ayant commis une infraction visée à l'annexe II qu'elle était la plus petite (48 %).

Pendant la même période, cette proportion était à son plus haut niveau chez les Asiatiques (82 %) et à son plus bas niveau chez les Blancs (68 %).

Toujours au cours des cinq dernières années, dans 47 % (7) des cas où une délinquante en détention a été libérée à la fin de son mandat, elle n'avait fait l'objet d'aucune décision touchant la libération conditionnelle antérieurement, contre 71 % pour les hommes.

Tableau 37 Source : SCC et CNLC

PASSAGE de la SEMI -LIBERTÉ à la LIBERTÉ CONDITIONNELLE TOTALE ou à la LIBERTÉ d'OFFICE, selon l'ANNÉE FINANCIÈRE
Type de libération   2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
Semi-liberté à liberté conditionnelle totale            
  Atlantique 171 184 186 178 195
  Québec 255 312 296 258 308
  Ontario 286 270 302 292 290
  Prairies 347 333 337 345 336
  Pacifique 121 105 121 170 139
Total   1 180 1 204 1 242 1 243 1 268
Semi-liberté à liberté d'office            
  Atlantique 55 54 52 53 52
  Québec 77 104 104 80 83
  Ontario 136 108 105 113 107
  Prairies 133 112 139 117 138
  Pacifique 74 66 70 68 75
Total   475 444 470 431 455
Semi-liberté à liberté conditionnelle totale ou à liberté d'office            
  Atlantique 226 238 238 231 247
  Québec 332 416 400 338 391
  Ontario 422 378 407 405 397
  Prairies 480 445 476 462 474
  Pacifique 195 171 191 238 214
Total   1 655 1 648 1 712 1 674 1 723

Le nombre de délinquants qui sont passés de la semi-liberté à la liberté conditionnelle totale a augmenté de 2 % ( ↑ 25) en 2008-2009. Il n'a jamais été aussi élevé depuis au moins cinq ans. Cela peut s'expliquer en partie par la hausse du nombre de décisions prélibératoires consistant à accorder/ordonner la semi-liberté de ressort fédéral ( ↑ 2 %) qui a été enregistrée entre 2004-2005 et 2007-2008.

Pour ce qui est des délinquants qui sont passés de la semi-liberté à la liberté d'office, leur nombre a connu une hausse de 5,6 %  ( ↑ 24) en 2008-2009.

Durant les cinq dernières années, c'est au Québec qu'on a assisté à la plus forte hausse du nombre de délinquants qui sont passés de la semi-liberté à la liberté conditionnelle totale ( ↑ 20,8 %); la région des Prairies est la seule où ce nombre a baissé ( ↓ 3,2 %). C'est également au Québec qu'a été observée la plus grosse augmentation du nombre de délinquants qui sont passés de la semi-liberté à la liberté d'office ( ↑ 7,8 %); les seules diminutions se sont produites dans les régions de l'Ontario et de l'Atlantique ( ↓ 21,3 % et ↓ 5,5 % respectivement).

Nombre d'examens dans l'optique de la charge de travail

La charge de travail de la Commission dépend de plusieurs facteurs, sur lesquels l'organisme n'a aucune prise pour la plupart, comme le nombre de délinquants admis dans les établissements ou admissibles à la libération pendant l'année de même que les changements apportés aux dispositions législatives.

Tableau 38 Source : CNLC – SGILC

NOMBRE d'EXAMENS dans l'optique de la CHARGE de TRAVAIL CAS de COMPÉTENCE
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE et PROVINCIALE
Atlantique 4 273 4 417 3 692 3 553 3 365
Québec 9 355 9 171 8 726 7 970 8 357
Ontario 9 617 9 385 8 528 8 505 8 165
Prairies 9 709 10 358 9 605 9 012 9 233
Pacifique 5 885 6 006 5 068 5 492 5 352
Canada 38 839 39 337 35 619 34 532 34 472
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE
Atlantique 3 732 3 904 3 305 3 225 3 109
Québec 9 355 9 165 8 722 7 970 8 351
Ontario 9 608 9 379 8 518 8 502 8 165
Prairies 9 147 9 903 9 282 8 692 8 940
Pacifique 5 878 6 001 5 054 5 009 4 867
Canada 37 720 38 352 34 881 33 398 33 432
CAS de COMPÉTENCE PROVINCIALE
Atlantique 541 513 387 328 256
Québec 0 6 4 0 6
Ontario 9 6 10 3 0
Prairies 562 455 345 320 293
Pacifique 7 5 14 483 485
Canada 1 119 985 760 1 134 1 040

Définition : Le nombre d'examens dans l'optique de la charge de travail est le nombre d'examens effectués par la Commission, multiplié par le nombre de commissaires exigés par le règlement ou les politiques pour chaque type d'examen.

Nota  : Entre octobre 2003 et avril 2006, les maintiens de la liberté n'étaient pas considérés comme des décisions, mais ils étaient inclus dans le calcul du nombre d'examens dans l'optique de la charge de travail.

En 2008-2009, la charge de travail de la Commission (examens prélibératoires et postlibératoires) est demeurée relativement stable  ( ↓ 60). En fait, le nombre d'examens de cas de compétence fédérale est resté assez stable  ( ↑ 34), ce qui ne l'a pas empêché d'être à son deuxième plus bas niveau depuis au moins cinq ans, tandis que le nombre d' examens de cas de ressort provincial a baissé  ( ↓ 8,3 %).

Habituellement, une hausse ou une baisse du nombre d'admissions effectuées en vertu d'un mandat de dépôt entraîne une augmentation ou une diminution de la charge de travail de la Commission un an plus tard. Vu que ce nombre était descendu de 2 % en 2007-2008, on s'attendait à ce que le nombre d'examens dans l'optique de la charge de travail se stabilise ou diminue en 2008-2009. Étant donné que le nombre d'admissions résultant d'un mandat de dépôt est descendu de 3,7 % en 2008-2009, la charge de travail de la Commission devrait diminuer en 2009-2010.

Le nombre d'examens de cas de ressort fédéral calculé dans l'optique de la charge de travail a diminué dans les régions de l'Atlantique, de l'Ontario et du Pacifique en 2008-2009 alors qu'il s'est accru dans celles du Québec et des Prairies. En ce qui a trait aux examens de cas de compétence provinciale, leur nombre est descendu dans les régions de l'Atlantique et des Prairies tandis qu'il est resté stable dans celle du Pacifique.

Nombre d'examens

Tableau 39 Source : CNLC – SGILC

NOMBRE d'EXAMENS de CAS de COMPÉTENCE
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE et PROVINCIALE
Atlantique 2 651 2 758 2 035 1 968 1 850
Québec 4 937 4 871 4 210 3 843 4 028
Ontario 5 182 5 016 4 248 4 212 4 099
Prairies 5 554 5 834 5 072 4 736 4 804
Pacifique 3 272 3 285 2 387 2 821 2 784
Canada 21 596 21 764 17 952 17 580 17 565
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE
Atlantique 2 144 2 271 1 677 1 663 1 611
Québec 4 937 4 868 4 208 3 843 4 025
Ontario 5 178 5 013 4 243 4 210 4 099
Prairies 5 047 5 416 4 754 4 432 4 529
Pacifique 3 266 3 281 2 377 2 373 2 325
Canada 20 572 20 849 17 259 16 521 16 589
CAS de COMPÉTENCE PROVINCIALE
Atlantique 507 487 358 305 239
Québec 0 3 2 0 3
Ontario 4 3 5 2 0
Prairies 507 418 318 304 275
Pacifique 6 4 10 448 459
Canada 1 024 915 693 1 059 976

Nota : Entre octobre 2003 et avril 2006, les maintiens de la liberté n'étaient pas considérés comme des décisions, mais ils étaient inclus dans le calcul du nombre d'examens.

En 2008-2009, le nombre d'examens (prélibératoires, postlibératoires et en vue d'un éventuel maintien en incarcération) effectués par la Commission est demeuré relativement stable  ( ↓ 15). En fait, le nombre d'examens de cas de ressort fédéral est resté plutôt stable  ( ↑ 68), ce qui ne l'a pas empêché d'être à son deuxième plus bas niveau depuis au moins cinq ans, mais on observe une diminution de 7,8 % des examens de cas de compétence provinciale.

Un coup d'œil sur les données régionales de 2008-2009 permet de constater qu'il y a eu une hausse du nombre d'examens de cas de ressort fédéral dans les régions du Québec et des Prairies alors que ce nombre a subi une baisse dans celles de l'Atlantique, de l'Ontario et du Pacifique. Quant aux examens de cas de compétence provinciale, leur nombre a baissé dans les régions de l'Atlantique et des Prairies, mais il s'est accru dans celle du Pacifique.

Tableau 40 Source : CNLC – SGILC

NOMBRE d'EXAMENS PRÉLIBÉRATOIRES de CAS de COMPÉTENCE
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE et PROVINCIALE
Atlantique 1 477 1 557 1 636 1 598 1 535
Québec 2 909 2 882 2 976 2 799 2 919
Ontario 3 236 3 052 3 202 3 256 3 301
Prairies 3 578 3 831 4 112 4 022 4 129
Pacifique 1 792 1 885 1 817 2 282 2 214
Canada 12 992 13 207 13 743 13 957 14 098
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE
Atlantique 1 148 1 270 1 329 1 354 1 332
Québec 2 909 2 881 2 976 2 799 2 918
Ontario 3 233 3 049 3 197 3 254 3 301
Prairies 3 227 3 526 3 848 3 761 3 886
Pacifique 1 788 1 881 1 808 1 903 1 837
Canada 12 305 12 607 13 158 13 071 13 274
CAS de COMPÉTENCE PROVINCIALE
Atlantique 329 287 307 244 203
Québec 0 1 0 0 1
Ontario 3 3 5 2 0
Prairies 351 305 264 261 243
Pacifique 4 4 9 379 377
Canada 687 600 585 886 824

Nota : La somme des examens prélibératoires, postlibératoires et de maintien en incarcération n'égale pas le nombre total d'examens parce que plusieurs types d'examens peuvent être faits en même temps et qu'on en inclut un seul par dossier dans le total.

En 2008-2009, le nombre d'examens prélibératoires effectués par la Commission a augmenté de 1 % ( ↑ 141). Cet accroissement résulte d'une hausse de 1,6 % du nombre d'examens de cas de compétence fédérale puisqu'on constate une baisse de 7 % pour ce qui est des cas de ressort provincial.

En ce qui concerne les examens prélibératoires de ressort fédéral, on remarque une augmentation dans trois régions en 2008-2009, à savoir celles du Québec ( ↑ 4,3 %), de l'Ontario ( ↑ 1,4 %) et des Prairies ( ↑ 3,3 %). Il s'est produit des baisses de 1,6 % et de 3,5 % respectivement dans les régions de l'Atlantique et du Pacifique. Quant aux examens prélibératoires de cas de compétence provinciale, leur nombre a subi une diminution dans les régions de l'Atlantique et des Prairies ( ↓ 16,8 % et ↓ 6,9 % respectivement) tandis qu'il est resté stable dans celle du Pacifique  ( ↓ 2).

En 2008-2009, les examens prélibératoires représentaient 69,4 % de l'ensemble des examens effectués, ce qui constitue une légère augmentation en comparaison de la proportion de 68,9 % enregistrée l'année d'avant. Au cours de cette période, la proportion d'examens prélibératoires a augmenté en Ontario, est demeurée relativement stable dans les régions de l'Atlantique, du Québec et des Prairies, et a diminué dans celle du Pacifique.

Toujours en 2008-2009, la proportion d'examens prélibératoires effectués par voie d'audience a été de 32,2 % (c'est 3,9 % de moins qu'en 2007-2008), contre 67,9 % pour les examens consistant en une simple étude du dossier. La proportion d'examens prélibératoires sous forme d'audiences est descendue de 2,9 % quand il s'agit de cas de ressort fédéral et de 20,5 % pour ce qui est des cas de compétence provinciale.

Tableau 41 Source : CNLC – SGILC

NOMBRE d'EXAMENS POSTLIBÉRATOIRES de CAS de COMPÉTENCE
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE et PROVINCIALE
Atlantique 1 334 1 395 612 617 577
Québec 2 388 2 330 1 625 1 431 1 481
Ontario 2 307 2 316 1 409 1 415 1 273
Prairies 2 396 2 472 1 588 1 377 1 387
Pacifique 1 783 1 652 787 848 884
Canada 10 208 10 165 6 021 5 688 5 602
CAS de COMPÉTENCE FÉDÉRALE
Atlantique 1 148 1 191 558 554 540
Québec 2 388 2 328 1 623 1 431 1 479
Ontario 2 306 2 316 1 409 1 415 1 273
Prairies 2 240 2 358 1 531 1 332 1 355
Pacifique 1 781 1 652 786 778 800
Canada 9 863 9 845 5 907 5 510 5 447
CAS de COMPÉTENCE PROVINCIALE
Atlantique 186 204 54 63 37
Québec 0 2 2 0 2
Ontario 1 0 0 0 0
Prairies 156 114 57 45 32
Pacifique 2 0 1 70 84
Canada 345 320 114 178 155

Nota : Entre octobre 2003 et avril 2006, les maintiens de la liberté n'étaient pas considérés comme des décisions, mais ils étaient inclus dans le calcul du nombre d'examens.

Nota : La somme des examens prélibératoires, postlibératoires et de maintien en incarcération n'égale pas le nombre total d'examens parce que plusieurs types d'examens peuvent être faits en même temps et qu'on en inclut un seul par dossier dans le total.

En 2008-2009, le nombre d'examens postlibératoires effectués par la Commission a subi une baisse de 1,5 %  ( ↓ 86). C'est parce que le nombre d'examens de cas de compétence fédérale a diminué de 1,1 % et qu'il y a eu une baisse de 12,9 % du nombre d'examens de cas de ressort provincial.

Si l'on jette un coup d'œil aux données régionales de 2008-2009, on voit que le nombre d'examens postlibératoires de cas de ressort fédéral a augmenté dans les régions du Québec, des Prairies et du Pacifique tandis qu'il a baissé dans les deux autres régions. Quant aux examens postlibératoires de cas de compétence provinciale, leur nombre est descendu dans les régions de l'Atlantique et des Prairies, mais s'est accru dans celle du Pacifique.

Toujours en 2008-2009, les examens postlibératoires représentaient 27,6 % de la totalité des examens effectués, ce qui constitue une légère baisse en comparaison de la proportion de 28,1 % enregistrée l'année d'avant. La proportion d'examens postlibératoires a augmenté dans la région du Pacifique, est restée pour ainsi dire la même dans les régions de l'Atlantique, du Québec et des Prairies, et a subi une diminution en Ontario.

En 2008-2009, la proportion d'examens postlibératoires effectués par voie d'audience se chiffrait à 35,5 %, contre 64,5 % pour les examens consistant en une étude du dossier. Ces proportions sont presque identiques à celles qui avaient été enregistrées l'année précédente. Si l'on examine séparément les cas de compétence fédérale et provinciale, on constate que la proportion d'examens postlibératoires par voie d'audience n'a presque pas changé dans le premier groupe et s'est accrue ( ↑ 11,9 %) dans le second.

Tableau 42 Source : CNLC – SGILC

NOMBRE d'EXAMENS de CAS en vue d'un ÉVENTUEL MAINTIEN en INCARCÉRATION
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
Atlantique 68 66 59 53 50
Québec 150 139 159 157 150
Ontario 177 196 157 159 140
Prairies 150 159 134 151 198
Pacifique 76 88 99 73 69
Canada 621 648 608 593 607

Nota : Comprend les examens provisoires, les examens initiaux et les réexamens annuels.

Nota : La somme des examens prélibératoires, postlibératoires et de maintien en incarcération n'égale pas le nombre total d'examens parce que plusieurs types d'examens peuvent être faits en même temps et qu'on en inclut un seul par dossier dans le total.

En 2008-2009, le nombre d'examens de cas en vue d'un éventuel maintien en incarcération qui ont été effectués par la Commission a augmenté de 2,4 % ( ↑ 14).

La seule région où l'on a observé une hausse est celle des Prairies  ( ↑ 31,1 %). Partout ailleurs on a enregistré une diminution, la plus importante s'étant produite en Ontario  ( ↓ 11,9 %); venaient ensuite les régions de l'Atlantique ( ↓ 5,7 %), du Pacifique ( ↓ 5,5 %) et du Québec ( ↓ 4,5 %).

En 2008-2009, les examens de cas en vue d'un éventuel maintien en incarcération représentaient 3 % de l'ensemble des examens effectués, soit à peu près le même pourcentage que l'année précédente. La proportion d'examens de maintien en incarcération est demeurée relativement stable dans toutes les régions.

Toujours l'an dernier, la proportion d'examens en vue d'un éventuel maintien en incarcération qui ont été effectués par voie d'audience s'élevait à 62,3 %, contre 37,7 % pour les examens consistant en une étude du dossier. Elle a été supérieure de 5,3 % à ce qu'elle était l'année d'avant.

Tableau 43 Source : CNLC – SGILC

NOMBRE d'EXAMENS par voie d'AUDIENCE EFFECTUÉS avec l'AIDE D'UN CONSEILLER CULTUREL AUTOCHTONE – DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009
FÉDÉRALE et PROVINCIALE
Atlantique 7 9 13 12 20
Québec 22 14 19 16 20
Ontario 35 55 47 47 32
Prairies 505 519 471 324 290
Pacifique 146 148 136 133 119
Canada 715 745 686 532 481
PRÉLIBÉRATOIRES
Atlantique 5 7 12 12 15
Québec 20 13 15 11 13
Ontario 26 39 36 39 18
Prairies 339 357 363 263 232
Pacifique 120 107 94 104 87
Canada 510 523 520 429 365
POSTLIBÉRATOIRES
Atlantique 2 1 1 0 7
Québec 1 1 3 3 1
Ontario 3 6 10 7 11
Prairies 172 177 158 101 80
Pacifique 32 41 46 34 44
Canada 210 226 218 145 143
MAINTIEN EN INCARCÉRATION
Atlantique 1 1 1 0 1
Québec 1 0 2 2 6
Ontario 7 11 6 5 7
Prairies 36 32 23 19 23
Pacifique 6 7 8 6 4
Canada 51 51 40 32 41

Nota : La somme des examens prélibératoires, postlibératoires et de maintien en incarcération n'égale pas le nombre total d'examens parce que plusieurs types d'examens peuvent être faits lors de la même audience et qu'on en inclut un seul par dossier dans le total.

La Commission a implanté cette formule d'audience différente qu'est l'audience tenue avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone afin de s'assurer que les audiences de mise en liberté sous condition seraient adaptées aux traditions et aux valeurs culturelles des délinquants autochtones. Cette sorte d'audience est basée sur les traditions des Premières nations et des Inuits. En règle générale, un Aîné ou un conseiller culturel autochtone ouvre l'audience en récitant une prière et en accomplissant des rituels, par exemple une cérémonie de purification. Le conseiller culturel renseigne les commissaires sur les cultures, les expériences et les traditions des Autochtones, et plus précisément, dans la mesure du possible, sur celles de la population autochtone à laquelle le délinquant appartient ou dans laquelle il pourrait être réinséré. Le conseiller culturel peut également faire bénéficier le délinquant de sa sagesse et de ses avis.

L'audience se termine habituellement par une prière récitée par le conseiller culturel autochtone. Tous les participants à ce genre d'audience peuvent prendre la parole, y compris les membres de la collectivité.

La Commission continue de perfectionner son processus d'audience afin qu'il soit mieux adapté également aux autres groupes ethniques et culturels et qu'il tienne davantage compte des besoins particuliers des femmes.

Le nombre d'audiences tenues par la Commission avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone est descendu à 481 ( ↓ 51) en 2008-2009, ce qui représente son plus faible niveau en cinq ans. Il y a eu une augmentation dans les régions de l'Atlantique ( ↑ 8) et du Québec ( ↑ 4), mais on observe des baisses partout ailleurs, la plus forte s'étant produite dans la région des Prairies ( ↓ 34).

Les audiences tenues avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone en 2008-2009 étaient majoritairement des audiences prélibératoires (66,5 %).

Toujours en 2008-2009, 87 % des audiences tenues avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone étaient des audiences de délinquants autochtones. Si l'on examine les données selon les régions, on constate que la proportion se chiffrait à 100 % au Québec, à 95 % dans la région de l'Atlantique, à 91 % en Ontario, à 87 % dans la région du Pacifique et à 85 % dans celle des Prairies. Sur les 1 176 audiences de délinquants autochtones qui ont eu lieu en 2008-2009, 36 % ont été tenues avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone, comparativement à 44 % en 2004-2005.

5.2 INFORMATION SUR LE RENDEMENT

5.2.1 TENDANCES EN MATIÈRE DE DÉCISIONS

La présente section informe le lecteur sur les tendances en matière de décisions (nombre de décisions rendues, taux d'octroi, proportion de la peine purgée, assignations à résidence imposées, etc.) dans les sept domaines opérationnels du secteur d'activité Mise en liberté sous condition de la Commission :

  1. Permissions de sortir
  2. Semi-liberté
  3. Libération conditionnelle totale
  4. Libération d'office
  5. Maintien en incarcération
  6. Surveillance de longue durée
  7. Décisions d'appel

Permissions de sortir

Les permissions de sortir sont utilisées à plusieurs fins, notamment pour des raisons médicales et de compassion et en vue du perfectionnement personnel des délinquants lié à leur réadaptation. Aux termes de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, la Commission nationale des libérations conditionnelles est habilitée à accorder des permissions de sortir sans escorte (PSSE) aux délinquants qui purgent une peine d'emprisonnement à perpétuité pour meurtre, une peine d'une durée indéterminée, ou une peine d'une durée déterminée pour une infraction visée à l'annexe I ou II. Toutes les autres PSSE et la plupart des permissions de sortir avec escorte (PSAE) relèvent de la compétence du SCC. La Loi autorise également la Commission à déléguer ses pouvoirs en matière de PSSE au commissaire du SCC ou aux directeurs d'établissement. C'est ce qu'elle a fait pour les demandes de PSSE venant de délinquants ayant commis une infraction mentionnée aux annexes, sauf si l'infraction perpétrée figure à l'annexe I et qu'elle a causé un dommage grave à la victime ou qu'elle est une infraction d'ordre sexuel commise à l'égard d'un enfant. En outre, il faut obtenir l'approbation de la Commission avant d'accorder une PSAE à un délinquant condamné à l'emprisonnement à perpétuité qui n'est pas encore admissible à la semi-liberté, à moins que le délinquant doive sortir sous escorte pour des raisons médicales ou pour les besoins d'une procédure judiciaire ou d'une enquête du coroner.

Source : CNLC – SGILC


Décisions relatives aux permissions de sortir

La présente section fournit de l'information sur les décisions consistant à approuver/accorder ou à ne pas approuver/accorder une permission de sortir.

La Commission a rendu des décisions à l'égard de 642 demandes de permission de sortir en 2008-2009. C'est 5,3 % de moins que durant l'année précédente. Parmi les trois régions où il y a eu une baisse – Atlantique, Québec et Pacifique –, c'est celle de l'Atlantique qui a connu la plus forte ( ↓ 48,1 %). Il s'est produit une augmentation en Ontario ainsi que dans la région des Prairies, où elle a été la plus importante ( ↑ 14 %).

En 2008-2009, 40 décisions relatives aux permissions de sortir ont été rendues au terme d'une audience tenue avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone, comparativement à 38 en 2007-2008.

Taux d'approbation/d'octroi/de renouvellement de permissions de sortir 20

Tableau 44 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'APPROBATION/d'OCTROI/de RENOUVELLEMENT de PERMISSIONS de SORTIR (%)
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE
2004-2005 91 77 85 80 95 63 96 82 97 69 91 75
2005-2006 97 68 90 80 90 76 92 88 88 78 91 81
2006-2007 85 95 96 83 85 71 98 82 79 74 91 80
2007-2008 93 92 92 86 90 69 94 81 83 53 91 79
2008-2009 67 100 95 86 87 60 78 83 79 57 85 78

Le taux national d'approbation de PSAE a diminué de 6 % en 2008-2009, de sorte qu'il se chiffrait à 85 %. C'est la première fois en cinq ans qu'il subit une baisse.

En 2008-2009, le taux national d'octroi de PSSE est descendu de 1 %, à 78 %. Ce taux a baissé de 1 % durant chacune des trois dernières années.

Tableau 45 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'APPROBATION/d'OCTROI/de RENOUVELLEMENT de PERMISSIONS de SORTIR, selon le TYPE d'INFRACTION (%)
Année Meurtre Infr. visée à l'annexe II Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes Total
PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE
2004-2005 91 77 - 58 100 72 - - 100 100 91 75
2005-2006 91 85 - 68 - 71 - - 100 86 91 81
2006-2007 92 83 - 60 0 71 - - 50 100 91 80
2007-2008 91 81 - 71 - 69 - - - 86 91 79
2008-2009 85 81 - 68 - 74 -   - -- 85 78
Moyenne sur 5 ans 90 82 - 65 50 72 - - 80 91 90 78

Dans la catégorie des meurtriers, le taux moyen d'approbation/d'octroi/de renouvellement de permissions de sortir sur cinq ans a été identique à la moyenne générale en ce qui a trait aux PSAE et supérieur à celle-ci pour ce qui est des PSSE.

Les taux moyens enregistrés chez les délinquants purgeant une peine pour une infraction visée à l'annexe I ont été inférieurs à la moyenne générale lorsqu'il s'agissait de PSSE, alors que le taux moyen observé chez les délinquants condamnés pour une infraction non prévue aux annexes a été au-dessus de celle-ci. Les auteurs d'une infraction non prévue aux annexes ont fait l'objet de seulement cinq décisions relatives aux PSAE en tout au cours des cinq dernières années.

Tableau 46 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'APPROBATION/d'OCTROI/de RENOUVELLEMENT de PERMISSIONS de SORTIR – AUTOCHTONES et RACE (%)
Année Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres Total
PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE
2004-2005 95 80 - - 90 18 90 74 100 87 91 75
2005-2006 90 86 71 57 91 61 92 82 100 45 91 81
2006-2007 93 69 50 83 93 55 91 84 80 50 91 80
2007-2008 93 70 - 40 90 64 90 83 100 40 91 79
2008-2009 78 82 67 57 88 72 88 78 83 71 85 78
Moyenne sur 5 ans 90 78 67 60 91 56 90 80 92 62 90 78

Chez les délinquants autochtones, le taux moyen d'approbation/d'octroi/de renouvellement de permissions de sortir sur cinq ans a été identique à la moyenne générale pour ce qui est tant des PSAE que des PSSE. Le taux a été inférieur à la moyenne générale chez les délinquants asiatiques, qu'il s'agisse de PSAE ou de PSSE, alors que, chez les Noirs, le taux a été supérieur dans le premier cas et inférieur dans le second.

Tableau 47 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'APPROBATION/d'OCTROI/de RENOUVELLEMENT de PERMISSIONS de SORTIR, selon le SEXE (%)
Année Hommes Femmes
PSAE PSSE PSAE PSSE
2004-2005 91 74 94 76
2005-2006 91 80 92 88
2006-2007 90 79 100 84
2007-2008 90 79 100 62
2008-2009 85 79 88 63
Moyenne sur 5 ans 90 79 94 77

Le taux moyen d'approbation de PSAE sur cinq ans a été plus haut chez les femmes que chez les hommes alors que le taux d'octroi/de renouvellement de PSSE a été inférieur dans le premier groupe.

Tableau 48 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'APPROBATION/d'OCTROI/de RENOUVELLEMENT De PERMISSIONS de SORTIR, selon le TYPE de PEINE (%)
Année Emprisonnement à perpétuité Durée indéterminée (autres) Durée déterminée
PSAE PSSE PSAE PSSE PSAE PSSE
2004-2005 91 77 - 87 100* 66
2005-2006 91 85 - 89 - 68
2006-2007 92 84 0 61 - 68
2007-2008 91 81 - 60 - 71
2008-2009 85 81 - 77 - 70
Moyenne sur 5 ans 90 82 0 76 100 68

*La Commission a approuvé, par erreur, la PSAE d'un délinquant purgeant une peine d'une durée déterminée.

Depuis le 1 er avril 2001, par suite d'une décision judiciaire, la Commission ne fait plus de recommandations au SCC concernant l'octroi de PSAE à des délinquants purgeant une peine d'une durée indéterminée ou à des condamnés à perpétuité dont la date d'admissibilité à la semi-liberté est passée. Maintenant, la Commission approuve une PSAE uniquement lorsque le délinquant est un condamné à perpétuité qui n'est pas encore admissible à la semi-liberté.

Le taux d'approbation de PSAE chez les condamnés à perpétuité a été de 90 % en moyenne dans les cinq dernières années.

Au cours de cette même période, le taux moyen d'octroi de PSSE a été de 82 % chez les condamnés à perpétuité, de 76 % chez les délinquants condamnés à une peine d'une durée indéterminée et de 68 % chez ceux purgeant une peine d'une durée déterminée.

Sur les 467 décisions que la Commission a rendues au sujet des PSSE en 2008-2009, 75 % portaient sur des demandes soumises par des condamnés à perpétuité, 21 % concernaient des délinquants purgeant une peine d'une durée déterminée et 5 % avaient trait à des délinquants condamnés à une peine d'une durée indéterminée.

20 Cela comprend uniquement les cas où la Commission a pris la décision d'approuver/d'accorder/de renouveler la permission ou de ne pas l'approuver/accorder.

Semi -liberté

La semi-liberté est un type de liberté sous condition qui permet au délinquant de participer à des activités dans la collectivité afin de se préparer à la libération conditionnelle totale ou à la libération d'office. Le délinquant est tenu de rentrer chaque soir dans un établissement ou une maison de transition, à moins que la Commission l'autorise à faire autrement. La population de délinquants en semi-liberté a sensiblement changé à la suite de l'entrée en vigueur, le 3 juillet 1997, du projet de loi C-55, qui a réinstauré l'examen automatique des cas en vue d'une mise en semi-liberté et l'admissibilité à la semi-liberté au sixième de la peine lorsque le délinquant a droit à la PEE.

Dans la présente section, le nombre d'octrois de la semi-liberté inclut non seulement les semi-libertés ordonnées ou accordées, mais aussi les semi-libertés prolongées. La prolongation de la semi-liberté vise à donner plus de temps au délinquant pour se préparer à la libération conditionnelle totale. Il convient de noter que la Commission fait toujours une évaluation du risque avant de décider s'il y a lieu ou non d'octroyer/ordonner la semi-liberté ou de la prolonger.

Décisions sur la mise en semi-liberté

La présente section renferme de l'information sur les décisions ayant consisté à accorder/ordonner la semi-liberté ou à refuser/ne pas ordonner celle-ci. Cela ne comprend pas les décisions ayant consisté à ne pas ordonner la mise en semi-liberté au terme de l'examen initial compris dans la PEE, car ces décisions sont nécessairement suivies de l'examen final à l'issue duquel une décision définitive est rendue.

Tableau 49 Source : CNLC – SGILC

DÉCISIONS sur la MISE en SEMI -LIBERTÉ
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 442 124 943 - 993 1* 1 068 119 682 2 4 128 246
2005-2006 445 111 1 046 - 902 - 1 228 97 707 1 4 328 209
2006-2007 468 110 1 054 - 976 1* 1 307 99 713 7** 4 518 217
2007-2008 513 80 982 - 970 1* 1 205 114 772 136 4 442 331
2008-2009 482 123 1 068 - 972 - 1 173 95 724 209 4 419 427

*Les cas de compétence provinciale qu'on trouve en Ontario sont des délinquants dont la peine de ressort fédéral a été réduite à une peine de ressort provincial au titre d'une ordonnance d'un tribunal, ou des cas de transfèrements provinciaux/fédéraux.

**Ces décisions sur la mise en semi-liberté de ressort provincial qui ont été rendues dans la région du Pacifique en 2006-2007 ont été prises par la commission des libérations conditionnelles de la Colombie-Britannique et elles ont été entrées dans le SGD à des fins administratives lorsque le  SCC a pris en charge la surveillance des délinquants concernés à la suite de l'abolition de cette commission provinciale le 1 er  avril 2007.

Le nombre de décisions sur la mise en semi-liberté de délinquants sous responsabilité fédérale est demeuré relativement stable  ( ↓ 23) en 2008-2009. On s'attendait à ce qu'il diminue vu qu'il y avait eu une baisse du nombre d'admissions découlant d'un mandat de dépôt en 2007-2008. Puisque le nombre d'admissions de cette nature est descendu en 2008-2009, on devrait normalement assister à nouveau à une diminution du nombre de décisions relatives à la semi-liberté en 2009-2010.

Le nombre de décisions sur la mise en semi-liberté de délinquants sous responsabilité provinciale a fait un bond de 29 % ( ↑ 96) en 2008-2009. Cela est attribuable à une hausse de 53,8 % dans la région de l'Atlantique et de 53,7 % dans celle du Pacifique. Pendant la même période, on a enregistré une baisse de 16,7 % dans la région des Prairies.

Tableau 50 Source : CNLC – SGILC

DÉCISIONS sur la MISE en SEMI -LIBERTÉ de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE PRISES au TERME d'une AUDIENCE TENUE avec l'AIDE d'un CONSEILLER CULTUREL AUTOCHTONE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
2004-2005 4 9 14 198 80 305
2005-2006 4 9 21 221 81 336
2006-2007 7 10 14 229 55 315
2007-2008 8 7 26 171 60 272
2008-2009 10 11 12 146 65 244

Le nombre de décisions sur la mise en semi-liberté de délinquants sous responsabilité fédérale qui ont été prises à l'issue d'une audience tenue avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone est descendu de 28 en 2008-2009; il est à son plus bas niveau des cinq dernières années.

On constate une hausse l'an dernier dans les régions du Pacifique ( ↑ 5), du Québec ( ↑ 4) et de l'Atlantique ( ↑ 2), mais une diminution dans celles des Prairies ( ↓ 25) et de l'Ontario ( ↓ 14).

Moment de la peine où les délinquants sous responsabilité fédérale obtiennent leur première mise en semi-liberté 21

Tableau 51 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE MISE en SEMI -LIBERTÉ, par RÉGION (%)
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Atlantique 31 33 33 32 31 32
Québec 32 33 33 32 31 32
Ontario 33 32 32 31 31 32
Prairies 33 32 32 33 32 32
Pacifique 36 35 35 33 34 35
Canada 33 33 33 32 32 33

La proportion de la peine qui est purgée en moyenne par les délinquants sous responsabilité fédérale avant leur première mise en semi-liberté est restée à 32 % en 2008-2009.

Tableau 52 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE MISE en SEMI -LIBERTÉ, selon le TYPE D'INFRACTION (%)
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Infr. sexuelle visée à l'annexe I 43 44 44 44 45 44
Infr. non sexuelle visée à l'annexe I 41 42 42 41 42 42
Infr. visée à l'annexe II 24 24 24 24 24 24
Infr. non prévue aux annexes 29 29 30 30 30 30

Pendant les cinq dernières années, la partie de la peine purgée avant la première mise en semi-liberté a été plus longue chez les délinquants sexuels que dans n'importe quelle autre catégorie de délinquants sous responsabilité fédérale, et c'est chez les délinquants condamnés pour une infraction mentionnée à l'annexe II qu'elle a été la plus courte.

En 2008-2009, la partie de la peine de ressort fédéral purgée en moyenne avant la première mise en semi-liberté a augmenté chez les délinquants déclarés coupables d'une infraction figurant à l'annexe I et elle est restée identique chez les auteurs d'une infraction visée à l'annexe II et les délinquants ayant commis une infraction non prévue aux annexes.

Tableau 53 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE MISE en SEMI -LIBERTÉ – AUTOCHTONES et RACE (%)
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Autochtones 37 37 37 39 38 38
Asiatiques 27 23 25 24 24 25
Noirs 32 32 30 30 30 31
Blancs 33 33 33 32 32 33
Autres 30 27 28 29 29 29

Durant les cinq dernières années, la partie de la peine purgée avant la première mise en semi-liberté a été plus longue chez les Autochtones que dans n'importe quel autre groupe de délinquants sous responsabilité fédérale, et c'est chez les Asiatiques qu'elle a été la plus courte. Cela s'explique probablement, du moins en partie, par le fait qu'on trouve généralement plus d'auteurs d'infractions violentes chez les délinquants autochtones. Entre 2004-2005 et 2008-2009, 64,9 % des délinquants autochtones condamnés à une peine d'une durée déterminée qui ont obtenu la semi-liberté avaient commis des infractions figurant à l'annexe I, comparativement à 20,3 % des Asiatiques, à 41,5 % des Noirs et à 45,1 % des Blancs.

Tableau 54 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE MISE en SEMI -LIBERTÉ, selon le SEXE (%)
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Hommes 33 33 33 32 32 33
Femmes 29 29 27 30 28 29

Au cours des cinq dernières années, les délinquants sous responsabilité fédérale du sexe masculin ont purgé une plus grande partie de leur peine que les femmes avant d'obtenir leur première mise en semi-liberté, soit 4 % de plus en moyenne. L'an dernier, la proportion de la peine purgée est demeurée à 32 % chez les hommes alors qu'elle est descendue de 2 % chez les femmes, de sorte qu'elle était de 28 %.

21 Cela ne comprend pas les délinquants condamnés à une peine d'une durée indéterminée.

Taux d'octroi de la semi-liberté 22

Les taux d'octroi de la semi-liberté et de la libération conditionnelle totale reflètent les tendances en matière de décisions et ils constituent (avec les données sur les populations de délinquants, les profils criminels, etc.) le contexte dans lequel il faut situer les indicateurs de rendement concernant les délinquants en liberté sous condition, qui sont présentés à la section 5.2.2.

Source : SGILC

Taux d'octroi de la semi-liberté

Le taux d'octroi de la semi-liberté aux délinquants sous responsabilité fédérale a connu une baisse de 2 % en 2008-2009, se situant à 69 %. Il est à son plus bas niveau des 12 dernières années.

Le taux d'octroi de la semi-liberté aux délinquants relevant des autorités provinciales a diminué de 18 % en 2008-2009, de sorte qu'il se chiffrait à 54 %. Il s'agit de son plus faible niveau en 11 ans.

Tableau 55 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre % N bre % N bre % N bre % N bre % N bre %
2004-2005 348 79 618 66 758 76 853 80 500 73 3 077 75
2005-2006 375 84 692 66 711 79 894 73 536 76 3 208 74
2006-2007 348 74 642 61 730 75 894 68 551 77 3 165 70
2007-2008 399 78 637 65 720 74 824 68 560 73 3 140 71
2008-2009 370 77 706 66 672 69 789 67 506 70 3 043 69

En 2008-2009, le taux d'octroi de la semi-liberté aux délinquants sous responsabilité fédérale a augmenté au Québec ( ↑ 1 %), mais on a assisté à une diminution partout ailleurs. L'Ontario venait au premier rang ( ↓ 5%); elle était suivie de la région du Pacifique ( ↓ 3 %) et de celles de l'Atlantique et des Prairies ( ↓ 1 %).

Tableau 56 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE au TERME d'une AUDIENCE TENUE avec l'AIDE d'un CONSEILLER CULTUREL AUTOCHTONE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre % N bre % N bre % N bre % N bre % N bre %
2004-2005 2 50 4 44 10 71 164 83 58 73 238 78
2005-2006 3 75 5 56 15 71 160 72 58 72 241 72
2006-2007 7 100 3 30 10 71 141 62 43 78 204 65
2007-2008 7 88 3 43 19 73 110 64 42 70 181 67
2008-2009 7 70 4 36 7 58 89 61 42 65 149 61

Le taux d'octroi de la semi-liberté aux délinquants sous responsabilité fédérale à l'issue d'une audience tenue avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone a baissé de 6 % en 2008-2009, pour se chiffrer à 61 %.

Au cours de chacune des cinq dernières années, le taux d'octroi de la semi-liberté a été sensiblement moins élevé chez les délinquants dont l'audience s'est déroulée sans l'aide d'un conseiller autochtone. En 2008-2009, ce taux est descendu de 4 %, se situant à 52 %.

Tableau 57 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ PROVINCIALE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre % N bre % N bre % N bre % N bre % N bre %
2004-2005 90 73 - - 0 0 96 81 1 50 187 76
2005-2006 80 72 - - - - 61 63 0 0 141 67
2006-2007 73 66 - - 0 0 64 65 6* 86 143 66
2007-2008 43 54 - - 1 100 82 72 112 82 238 72
2008-2009 47 38 - - - - 56 59 127 61 230 54

* C es décisions sur la mise en semi-liberté qui ont été rendues dans la région du Pacifique en 2006-2007 ont été prises par la commission des libérations conditionnelles de la Colombie-Britannique et elles ont été entrées dans le SGD à des fins administratives lorsque le  SCC a pris en charge la surveillance des délinquants concernés à la suite de l'abolition de cette commission provinciale le 1 er  avril 2007.

En 2008-2009, le taux d'octroi de la semi-liberté aux délinquants sous responsabilité provinciale a subi une baisse dans les trois régions : Pacifique, ↓ 21 %; Atlantique, ↓ 16 %; Prairies, ↓ 13 %. Cela donne une diminution de 18 % à l'échelle nationale.

Tableau 58 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE ou PROVINCIALE, selon le TYPE D'INFRACTION (%)
Année Meurtre Infr. sexuelle visée à l'annexe I Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes
Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 81 - 73 77 73 72 83 76 66 79
2005-2006 87 - 73 71 71 73 83 67 64 63
2006-2007 84 - 62 69 67 58 78 83 61 64
2007-2008 86 - 62 18 71 73 75 80 59 71
2008-2009 85 100* 62 35 67 52 73 69 57 50
Moyenne sur 5 ans 85 100 66 55 70 64 78 75 61 64

* Il s'agit du cas d'un délinquant qui a été déclaré coupable en vertu des dispositions de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Durant les cinq dernières années, c'est chez les meurtriers que la probabilité de se voir accorder une semi-liberté de ressort fédéral était la plus grande, et chez les délinquants condamnés pour une infraction non prévue aux annexes qu'elle était la plus faible.

En ce qui a trait à la semi-liberté de ressort provincial, ce sont les délinquants déclarés coupables d'une infraction visée à l'annexe II qui avaient le plus de chances de l'obtenir, et les délinquants sexuels qui en avaient le moins.

Tableau 59 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE ou PROVINCIALE – AUTOCHTONES et RACE (%)
Année Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres
Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 77 77 89 67 63 38 74 77 83 78
2005-2006 75 61 82 67 72 33 74 69 74 79
2006-2007 68 63 80 67 64 33 70 69 76 63
2007-2008 70 62 75 80 59 44 72 74 68 77
2008-2009 65 50 78 67 58 36 71 52 65 60
Moyenne sur 5 ans 71 63 80 70 63 38 72 67 72 68

Pendant les cinq dernières années, ce sont les délinquants asiatiques qui avaient le plus de chances d'obtenir une semi-liberté de compétence tant fédérale que provinciale, et ce sont les Noirs qui avaient le moins de chances de se voir accorder une semi-liberté de ressort tant fédéral que provincial.

Tableau 60 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE ou PROVINCIALE, selon le SEXE (%)
Année Hommes Femmes
Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 73 75 91 91
2005-2006 73 66 88 88
2006-2007 69 64 87 81
2007-2008 69 71 88 86
2008-2009 67 53 88 66
Moyenne sur 5 ans 70 64 88 80

Au cours des cinq dernières années, les femmes, qu'elles aient été sous responsabilité fédérale ou provinciale, avaient beaucoup plus de chances que les hommes d'obtenir une mise en semi-liberté.

Tableau 61 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE au terme de la PROCÉDURE ORDINAIRE ou de la PEE (%)
  Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
2004-2005
Proc. ordinaire 82 60 77 84 75 75
PEE 72 82 74 71 64 73
Tous les examens 79 66 76 80 73 75
2005-2006
Proc. ordinaire 87 60 82 79 79 75
PEE 81 86 74 62 62 72
Tous les examens 84 66 79 73 76 74
2006-2007
Proc. ordinaire 78 55 80 73 77 71
PEE 67 85 68 61 77 69
Tous les examens 74 61 75 68 77 70
2007-2008
Proc. ordinaire 83 60 80 76 74 73
PEE 70 81 65 58 66 66
Tous les examens 78 65 74 68 73 71
2008-2009
Proc. ordinaire 80 61 75 74 71 71
PEE 73 82 60 58 65 65
Tous les examens 77 66 69 67 70 69

En 2008-2009, le taux national d'octroi de la semi-liberté par voie de PEE a subi une diminution de 1 %, se situant à 65 %. Il a été inférieur au taux d'octroi de la semi-liberté à l'issue de la procédure ordinaire au cours de chacune des cinq dernières années.

Durant cette période de cinq ans, 68,9 % (4 777 sur 6 933) des délinquants qui avaient droit à la PEE ont vu leur mise en semi-liberté ordonnée. La proportion de décisions prélibératoires sur la semi-liberté de ressort fédéral qui ont été rendues à l'issue de la PEE se chiffrait à 31,8 %.

Le taux national d'octroi de la semi-liberté au terme de la procédure ordinaire est descendu de 2 % en 2008-2009, de sorte qu'il était de 71 %. C'est dans la région de l'Atlantique qu'il était le plus haut, et au Québec le plus bas. C'est d'ailleurs au Québec qu'on a observé le plus faible taux durant chacune des cinq dernières années alors que, pendant cette période, le taux le plus élevé a été enregistré dans diverses régions : Atlantique (2005-2006, 2007-2008 et 2008-2009), Prairies (2004-2005) et Ontario (2006-2007).

Parmi tous les groupes de délinquants, les Autochtones étaient les seuls, dans les cinq dernières années, qui avaient plus de chances d'obtenir la mise en semi-liberté au terme de la procédure ordinaire qu'à l'issue de la PEE. Plus précisément, les Autochtones ayant eu droit à la PEE ont vu leur mise en semi-liberté ordonnée dans 50 % des cas, alors que le taux d'octroi par la voie habituelle a été de 77 %. C'est là une constatation fort intéressante. Étant donné le critère appliqué dans les cas d'examen expéditif, cela signifie que, selon l'évaluation des commissaires, la probabilité qu'un délinquant autochtone purgeant une peine pour une infraction sans violence commette une infraction violente s'il est mis en semi-liberté est plus grande que celle qu'un Autochtone condamné pour une infraction avec violence commette une nouvelle infraction, qu'elle s'accompagne ou non de violence.

Tableau 62 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la SEMI -LIBERTÉ aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE, selon le TYPE de PEINE
Année Durée déterminée Emprisonnement à perpétuité Durée indéterminée (autres)
N bre % N bre % N bre %
2004-2005 2 547 74 515 81 15 50
2005-2006 2 641 72 556 87 11 52
2006-2007 2 542 68 604 85 19 48
2007-2008 2 541 69 580 86 19 28
2008-2009 2435 67 589 85 19 22

Nota : Les condamnés à perpétuité comprennent les délinquants qui se sont vu imposer une peine d'emprisonnement à perpétuité à titre de peine minimale ou de peine maximale. Entrent dans la catégorie « Durée indéterminée (autres) » : les délinquants dangereux, les délinquants sexuels dangereux, les repris de justice et les délinquants visés par une ordonnance de détention préventive ou un mandat du lieutenant-gouverneur.

Au cours des cinq dernières années, les délinquants condamnés à une peine d'une durée déterminée représentaient 83 % des délinquants sous responsabilité fédérale ayant fait l'objet d'un examen en vue d'une mise en semi-liberté; le taux d'octroi pour cette catégorie de délinquants était de 70 %. Les condamnés à perpétuité représentaient 15 % des délinquants ayant fait l'objet d'un tel examen; le taux d'octroi se situait à 85 %. Quant aux délinquants purgeant une peine d'une durée indéterminée autre que l'emprisonnement à perpétuité, ils représentaient 1 % des délinquants ayant eu un examen, et 33 % se sont vu accorder la semi-liberté.

22 L'information porte uniquement sur les décisions prélibératoires ayant consisté à accorder/ordonner/prolonger la semi-liberté ou à refuser/ne pas ordonner celle-ci (cela n'inclut pas celles ayant consisté à ne pas ordonner la semi-liberté à l'issue de l'examen initial compris dans la PEE).

23 Cela ne comprend pas les délinquants qui purgent une peine d'une durée indéterminée.

Libération conditionnelle totale

La libération conditionnelle totale est un type de mise en liberté sous condition qui permet au délinquant de purger le reste de sa peine sous surveillance dans la collectivité.

Décisions sur la libération conditionnelle totale

La présente section contient de l'information sur les décisions prélibératoires ayant consisté à accorder/ordonner la libération conditionnelle totale ou à refuser/ne pas ordonner celle-ci. Cela ne comprend pas les décisions ayant consisté à ne pas ordonner la libération conditionnelle totale au terme de l'examen initial compris dans la PEE, car ces décisions sont nécessairement suivies de l'examen final à l'issue duquel une décision définitive est rendue.

Tableau 63 Source : CNLC – SGILC

DÉCISIONS sur la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 344 222 876 - 803 3* 830 166 500 4 3 353 395
2005-2006 398 191 1 055 - 740 1* 974 144 512 9 3 679 345
2006-2007 390 185 1 018 - 827 3* 1 022 129 501 94** 3 758 411
2007-2008 407 155 901 - 785 - 1 000 96 551 185 3 644 436
2008-2009 398 170 1 004 - 809 - 993 110 510 182 3 714 462

*Les cas de compétence provinciale qu'on trouve en Ontario sont des délinquants dont la peine de ressort fédéral a été réduite à une peine de ressort provincial au titre d'une ordonnance d'un tribunal, ou des cas de transfèrements provinciaux/fédéraux.

**Ces décisions sur la libération conditionnelle totale de ressort provincial qui ont été rendues dans la région du Pacifique en 2006-2007 ont été prises par la commission des libérations conditionnelles de la Colombie-Britannique et elles ont été entrées dans le SGD à des fins administratives lorsque le SCC a pris en charge la surveillance des délinquants concernés à la suite de l'abolition de cette commission provinciale le 1 er  avril 2007.

Le nombre de décisions ayant trait à la libération conditionnelle totale de délinquants sous responsabilité fédérale est monté de 1,9 % ( ↑ 70 ) en 2008-2009.

Pendant cette période, le nombre de décisions sur la libération conditionnelle totale de délinquants relevant des autorités provinciales s'est accru de 6 % ( ↑ 26).

Tableau 64 Source : CNLC – SGILC

DÉCISIONS sur la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE PRISES au TERME d'une AUDIENCE TENUE avec l'AIDE d'un CONSEILLER CULTUREL AUTOCHTONE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
2004-2005 2 9 8 147 63 229
2005-2006 3 9 20 187 59 278
2006-2007 6 11 9 166 44 236
2007-2008 7 7 16 125 47 202
2008-2009 3 12 6 115 52 188

Le nombre de décisions relatives à la libération conditionnelle totale de délinquants sous responsabilité fédérale qui ont été rendues à l'issue d'une audience tenue avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone est descendu de 14 en 2008-2009. Il est à son plus bas niveau en cinq ans.

On observe une baisse l'an dernier dans les régions de l'Ontario et des Prairies ( ↓ 10) ainsi que de l'Atlantique ( ↓ 4), mais une augmentation dans les régions du Québec et du Pacifique ( ↑ 5).

Moment de la peine où les délinquants sous responsabilité fédérale obtiennent leur première libération conditionnelle totale 23

Tableau 65 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE, par RÉGION (%)
Région 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Atlantique 39 40 40 38 39 39
Québec 40 40 40 39 40 40
Ontario 38 38 37 37 37 37
Prairies 40 39 39 38 38 39
Pacifique 39 38 40 37 37 38
Canada 39 39 39 38 38 39

La proportion de la peine qui est purgée en moyenne par les délinquants sous responsabilité fédérale avant leur première libération conditionnelle totale est restée à peu près la même depuis 2004-2005. À l'échelle nationale, elle a été de 38 % ou de 39 %. Au niveau régional, elle a fluctué entre 37 % et 40 %.

Tableau 66 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE, selon le TYPE D'INFRACTION (%)
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Infr. sexuelle visée à l'annexe I 48 47 49 47 48 48
Infr. non sexuelle visée à l'annexe I 47 48 48 48 48 48
Infr. visée à l'annexe II 35 35 35 35 35 35
Infr. non prévue aux annexes 36 36 36 36 35 36

Entre 2004-2005 et 2008-2009, la partie de la peine purgée avant la première libération conditionnelle totale a été plus longue chez les délinquants condamnés pour une infraction visée à l'annexe I que dans les deux autres groupes de délinquants sous responsabilité fédérale, et c'est chez les délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe II qu'elle a été la plus courte.

La proportion de la peine purgée en moyenne avant la première libération conditionnelle totale est passée de 47 % en 2007-2008 à 48 % en 2008-2009 chez les délinquants sexuels, et de 36 % à 35 % chez les délinquants déclarés coupables d'une infraction non prévue aux annexes. On ne constate aucun changement chez les délinquants ayant commis une infraction non sexuelle mentionnée à l'annexe I et les auteurs d'une infraction visée à l'annexe II.

Tableau 67 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE – AUTOCHTONES et RACE (%)
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Autochtones 42 42 41 41 41 41
Asiatiques 37 37 35 35 35 36
Noirs 38 37 38 37 37 37
Blancs 40 39 40 38 39 39
Autres 37 36 37 36 38 37

Entre 2004-2005 et 2008-2009, la partie de la peine purgée avant la première libération conditionnelle totale a été plus longue chez les Autochtones que dans n'importe quel autre groupe de délinquants sous responsabilité fédérale, et c'est chez les Asiatiques qu'elle a été la plus courte. Cela peut être dû en partie au fait que 40,6 % des délinquants autochtones purgeant une peine d'une durée déterminée qui ont obtenu la libération conditionnelle totale durant cette période de cinq ans avaient été condamnés pour une infraction visée à l'annexe I, alors que c'était le cas de 10 % des Asiatiques, de 19,4 % des Noirs et de 26,4 % des Blancs.

Tableau 68 Source : CNLC

PROPORTION de la PEINE PURGÉE en MOYENNE par les DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE avant leur PREMIÈRE LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE, selon le SEXE (%)
  2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 Moyenne sur 5 ans
Hommes 40 39 39 38 39 39
Femmes 37 36 37 37 36 37

Pendant les cinq dernières années, la proportion de la peine purgée par les délinquantes sous responsabilité fédérale avant leur première libération conditionnelle totale a été inférieure de 2 % en moyenne à celle qui a été purgée par les hommes.

Taux d'octroi de la libération conditionnelle totale 24

Source : SGILC

Taux d'octroi de la libération conditionnelle totale

Le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale aux délinquants sous responsabilité fédérale a augmenté de 1 % en 2008-2009; il a varié entre 43 % et 46 % depuis 2004-2005.

Le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale aux délinquants relevant des autorités provinciales est tombé de 20 % en 2008-2009. Il est à son plus bas niveau en 11 ans.

Tableau 69 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre % N bre % N bre % N bre % N bre % N bre %
2004-2005 211 61 307 35 389 48 463 56 161 32 1 531 46
2005-2006 265 67 380 36 396 54 442 45 171 33 1 654 45
2006-2007 235 60 340 33 405 49 459 45 179 36 1 618 43
2007-2008 240 59 325 36 368 47 433 43 200 36 1 566 43
2008-2009 242 61 368 37 393 49 458 46 175 34 1 636 44

C'est dans la région de l'Atlantique qu'on a enregistré le plus haut taux d'octroi de la libération conditionnelle totale aux délinquants sous responsabilité fédérale durant chacune des cinq dernières années.

L'une des raisons qui expliquent le fait que le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale soit toujours élevé dans la région de l'Atlantique est probablement le profil criminel de la population de délinquants qu'on y trouve. Ainsi, en 2008-2009, 66 % des décisions rendues en matière de libération conditionnelle totale dans cette région concernaient des délinquants déclarés coupables d'une infraction visée à l'annexe II ou d'une infraction non prévue aux annexes, et 58 % des délinquants appartenant à ces catégories avaient droit à la PEE. Si l'on compare ces données avec celles des autres régions, on constate que le pourcentage de décisions relatives à la libération conditionnelles totale qui portaient sur des délinquants condamnés pour une infraction figurant à l'annexe II ou une infraction non prévue aux annexes était de 52 % au Québec (44 % des délinquants avaient droit à la PEE), de 65 % en Ontario (57 % des délinquants avaient droit à la PEE), de 62 % dans la région des Prairies (48 % des délinquants avaient droit à la PEE) et de 51 % dans celle du Pacifique (49 % des délinquants avaient droit à la PEE).

Tableau 70 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE au TERME d'une AUDIENCE TENUE avec l'AIDE d'un CONSEILLER CULTUREL AUTOCHTONE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre % N bre % N bre % N bre % N bre % N bre %
2004-2005 0 0 0 0 2 25 57 39 12 19 71 31
2005-2006 1 33 0 0 6 30 50 27 4 7 61 22
2006-2007 4 67 0 0 2 22 31 19 10 23 47 20
2007-2008 2 29 2 29 4 25 28 22 10 21 46 23
2008-2009 0 0 1 8 0 0 30 26 4 8 35 19

Le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale aux délinquants sous responsabilité fédérale à l'issue d'une audience tenue avec l'aide d'un conseiller culturel autochtone a diminué de 4 % en 2008-2009, de sorte qu'il se chiffrait à 19 %.

Si l'on examine les données des cinq dernières années, on constate que le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale était généralement moins élevé chez les délinquants dont l'audience s'était déroulée en présence d'un conseiller autochtone que chez ceux qui n'avaient pas eu l'aide d'un tel conseiller à leur audience. L'an dernier, le taux a été inférieur de 2 % dans le premier groupe.

En 2008-2009, le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale aux délinquants qui n'avaient pas de conseiller autochtone présent à leur audience est descendu de 2 %, de sorte qu'il se situait à 21 %.

Tableau 71 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ PROVINCIALE
Année Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
N bre % N bre % N bre % N bre % N bre % N bre %
2004-2005 164 74 - - 0 0 110 66 3 75 277 70
2005-2006 135 71 - - 0 0 81 56 8 89 224 65
2006-2007 128 69 - - 0 0 71 55 94* 100 293 71
2007-2008 103 66 - - - - 46 48 132 71 281 64
2008-2009 74 44 - - - - 54 49 73 40 201 44

*C es décisions sur la libération conditionnelle totale qui ont été rendues dans la région du Pacifique en 2006-2007 ont été prises par la commission des libérations conditionnelles de la Colombie-Britannique et elles ont été entrées dans le SGD à des fins administratives lorsque le SCC a pris en charge la surveillance des délinquants concernés à la suite de l'abolition de cette commission provinciale le 1 er  avril 2007.

En 2008-2009, le taux national d'octroi de la libération conditionnelle totale aux délinquants sous responsabilité provinciale a subi une diminution de 20 %, qui l'a fait passer à 44  %.

Durant cette période, on a assisté à une baisse dans les régions de l'Atlantique et du Pacifique, mais à une hausse dans celle des Prairies.

Tableau 72 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE ou PROVINCIALE, selon le TYPE D'INFRACTION (%)
Année Meurtre Infr. sexuelle visée à l'annexe I Infr. non sexuelle visée à l'annexe I Infr. visée à l'annexe II Infr. non prévue aux annexes
Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 35 - 31 64 28 61 74 78 51 76
2005-2006 36 - 27 50 24 60 75 78 51 67
2006-2007 35 - 22 50 25 67 72 85 46 72
2007-2008 36 - 21 50 25 59 68 72 44 65
2008-2009 29 - 22 29 26 38 69 58 44 41
Moyenne sur 5 ans 34 - 25 49 26 57 71 72 47 64

Pendant les cinq dernières années, c'est chez les délinquants purgeant une peine pour une infraction visée à l'annexe II que la probabilité d'obtenir la libération conditionnelle totale de ressort tant fédéral que provincial était la plus grande, alors qu'elle était la plus faible chez les délinquants sexuels.

Tableau 73 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE ou PROVINCIALE – AUTOCHTONES et RACE (%)
Année Autochtones Asiatiques Noirs Blancs Autres
Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 39 52 72 50 44 38 45 76 57 74
2005-2006 34 53 75 80 49 45 45 68 59 64
2006-2007 29 51 71 67 46 38 43 74 61 75
2007-2008 33 32 67 75 39 50 44 73 47 59
2008-2009 30 33 71 58 51 17 44 46 53 42
Moyenne sur 5 ans 33 46 71 65 46 37 44 67 55 61

Entre 2004-2005 et 2008-2009, ce sont les délinquants autochtones qui avaient le moins de chances d'obtenir la libération conditionnelle totale de ressort fédéral, et les Noirs celle de compétence provinciale. Le faible taux d'octroi de la libération conditionnelle totale de ressort fédéral aux Autochtones pourrait s'expliquer, entre autres, par le profil criminel de cette population de délinquants. Au cours des cinq dernières années, 50,2 % des décisions sur la libération conditionnelle totale de compétence fédérale rendues à l'égard d'Autochtones concernaient des délinquants ayant commis une infraction figurant à l'annexe I, comparativement à 21,1 % pour les Asiatiques, à 37,5 % pour les Noirs et à 40,3 % pour les Blancs.

Tableau 74 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE ou PROVINCIALE, selon le SEXE (%)
Année Hommes Femmes
Féd. Prov. Féd. Prov.
2004-2005 44 68 68 86
2005-2006 43 62 71 94
2006-2007 41 70 67 84
2007-2008 41 64 71 67
2008-2009 41 41 78 69
Moyenne sur 5 ans 42 60 71 79

Dans les cinq dernières années, les femmes, qu'elles aient été sous responsabilité fédérale ou provinciale, avaient plus de chances que les hommes d'obtenir la libération conditionnelle totale.

Tableau 75 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE au terme de la PROCÉDURE ORDINAIRE ou de la PEE (%)
  Atlantique Québec Ontario Prairies Pacifique Canada
2004-2005
Procédure ordinaire 44 17 22 36 16 25
PEE 100 100 99 100 100 100
Tous les examens 61 35 48 56 32 46
2005-2006
Procédure ordinaire 46 16 23 25 15 22
PEE 99 100 98 100 100 99
Tous les examens 67 36 54 45 33 45
2006-2007
Procédure ordinaire 44 17 19 21 15 21
PEE 100 100 99 100 100 100
Tous les examens 60 33 49 45 36 43
2007-2008
Procédure ordinaire 36 15 21 21 18 20
PEE 100 100 98 100 100 99
Tous les examens 59 36 47 43 36 43
2008-2009
Procédure ordinaire 36 18 19 24 12 21
PEE 100 100 99 100 100 100
Tous les examens 61 37 49 46 34 44

En 2008-2009, le taux national d'octroi de la libération conditionnelle totale au terme de la PEE a connu une hausse de 1 %, qui l'a fait passer à 100 %. Ce taux a considérablement augmenté depuis que la PEE est devenue applicable à la semi-liberté en juillet 1997. C'est parce que dans les cas où l'on ordonne la mise en semi-liberté du délinquant, on ordonne presque toujours automatiquement sa libération conditionnelle totale. Si la Commission n'ordonne pas la mise en semi-liberté, l'examen en vue de la libération conditionnelle totale se fait suivant les critères ordinaires.

Le taux national d'octroi de la libération conditionnelle totale à l'issue de la procédure ordinaire est monté de 1 % en 2008-2009, et il en va de même du taux national d'octroi calculé pour l'ensemble des examens de compétence fédérale.

En 2008-2009, le plus haut taux d'octroi de la libération conditionnelle totale au terme de la procédure ordinaire (36 %) a été enregistré dans la région de l'Atlantique. En fait, cette région s'est classée loin en tête durant les cinq dernières années. L'une des raisons pour lesquelles le taux d'octroi de la libération conditionnelle totale est toujours élevé dans cette région pourrait être le profil criminel de la population de délinquants qu'on y trouve. Ainsi, entre 2004-2005 et 2008-2009, 40,8 % des décisions rendues dans cette région à l'issue de la procédure ordinaire d'examen de la libération conditionnelle totale portaient sur des délinquants déclarés coupables d'une infraction mentionnée à l'annexe II ou d'une infraction non prévue aux annexes. Les régions du Pacifique et du Québec présentent les plus bas taux d'octroi de la libération conditionnelle totale à l'issue de la procédure ordinaire depuis 2004-2005, et c'est également là qu'on observe les plus faibles proportions de délinquants appartenant aux deux catégories susmentionnées durant la même période, soit 27,4 % et 28,8 % respectivement.

Tableau 76 Source : CNLC – SGILC

TAUX d'OCTROI de la LIBÉRATION CONDITIONNELLE TOTALE aux DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE, selon le TYPE de PEINE
  Durée déterminée Emprisonnement à perpétuité Durée indéterminée (autres)
N bre % N bre % N bre %
2004-2005
Procédure ordinaire 516 25 79 33 6 5
PEE 916 100 - - - -
Autres 8 32 6 50 0 0
Toutes les LCT 1 440 48 85 34 6 5
2005-2006
Procédure ordinaire 476 22 92 34 3 2
PEE 1 057 99 - - - -
Autres 16 46 10 71 0 0
Toutes les LCT 1 549 48 102 36 3 2
2006-2007
Procédure ordinaire 472 21 92 34 0 0
PEE 1 037 100 - - - -
Autres 12 50 5 42 0 0
Toutes les LCT 1 521 46 97 34 0 0
2007-2008
Procédure ordinaire 428 20 100 35 1 1
PEE 1 029 99 - - - -
Autres 7 50 1 25 0 0
Toutes les LCT 1 464 46 101 35 1 1
2008-2009
Procédure ordinaire 448 21 88 29 2 1
PEE 1 097 100 - - - -
Autres 1 100 - - - -
Toutes les LCT 1 546 48 88 29 2 1

Nota : Les condamnés à perpétuité comprennent les délinquants qui se sont vu imposer une peine d'emprisonnement à perpétuité à titre de peine minimale ou de peine maximale. Entrent dans la catégorie « Durée indéterminée (autres) » : les délinquants dangereux, les délinquants sexuels dangereux, les repris de justice et les délinquants visés par une ordonnance de détention préventive ou un mandat du lieutenant-gouverneur.

Nota : La catégorie « Autres » comprend les libérations conditionnelles pour expulsion, par exception, pour départ volontaire et par exception pour expulsion.

Pendant les cinq dernières années, les délinquants purgeant une peine d'une durée déterminée ont fait l'objet de 94 % des décisions consistant à accorder ou à ordonner la libération conditionnelle totale. Les condamnés à perpétuité, pour leur part, ont fait l'objet de 5 % des octrois de la libération conditionnelle totale. Seulement 12 délinquants condamnés à une peine d'une durée indéterminée autre que l'emprisonnement à perpétuité se sont vu accorder la libération conditionnelle totale.

Assignations à résidence attachées à la liberté conditionnelle totale

Tableau 77 Source : CNLC

ASSIGNATIONS à RÉSIDENCE ATTACHÉES à la LIBERTÉ CONDITIONNELLE TOTALE de DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE, par RÉGION
  AVANT LA LIBÉRATION APRÈS LA LIBÉRATION
Imposées Annulées Imposées Prolongées Retirées
Procédure ordinaire
2004-2005 23 0 49 3 12
2005-2006 27 0 59 7 18
2006-2007 26 0 37 8 17
2007-2008 23 1 30 4 16
2008-2009 20 0 30 1 6
PEE
2004-2005 278 3 38 25 40
2005-2006 285 2 51 17 41
2006-2007 255 3 36 16 36
2007-2008 252 8 23 22 40
2008-2009 230 1 25 30 40
Toutes les LCT
2004-2005 301 3 87 28 52
2005-2006 313 2 110 24 59
2006-2007 281 3 73 24 53
2007-2008 275 9 53 26 56
2008-2009 250 1 55 31 46

Si l'on prend l'ensemble des cas de liberté conditionnelle totale sous responsabilité fédérale, on remarque que le nombre d'assignations à résidence imposées avant la libération a baissé de 6,4 % en 2008-2009. Durant cette période, le nombre d'assignations à résidence imposées après la libération a connu une hausse de 2, qui l'a porté à 55, et le nombre d'assignations à résidence prolongées a augmenté de 5, se chiffrant à 31.

Au cours des cinq dernières années, 92 % des assignations à résidence dont a été assortie la liberté conditionnelle totale de ressort fédéral lors de décisions prélibératoires ont été imposées dans le cadre de la PEE, et pourtant seulement 64 % des décisions accordant la libération conditionnelle totale ont été rendues à l'issue de la PEE. Cela semble indiquer que les membres de la Commission considèrent souvent que les délinquants mis en liberté conditionnelle totale au regard du critère de la PEE ne sont pas prêts à réintégrer complètement la collectivité.

Tableau 78 Source : CNLC

ASSIGNATIONS à RÉSIDENCE IMPOSÉES à des DÉLINQUANTS sous RESPONSABILITÉ FÉDÉRALE MIS en LIBERTÉ CONDITIONNELLE TOTALE, par RÉGION
  AVANT LA LIBÉRATION APRÈS LA LIBÉRATION
Imposées Annulées Imposées Prolongées Retirées